Nantes doit passer à l'attaque

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Nantes doit passer à l'attaque
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Solide défensivement, le FC Nantes a montré ces derniers temps ses limites à l'échelon offensif avec seulement deux buts inscrits lors de ses quatre dernières apparitions sur la scène hexagonale. Désireux de combler une partie de leur retard sur le peloton de tête, les Canaris devront retrouver cette efficacité qui les fuit dès samedi, sur la pelouse d'Evian Thonon Gaillard, le dauphin de Sedan, à l'occasion de la 21e levée de Ligue 2.

Solide défensivement, le FC Nantes a montré ces derniers temps ses limites à l'échelon offensif avec seulement deux buts inscrits lors de ses quatre dernières apparitions sur la scène hexagonale. Désireux de combler une partie de leur retard sur le peloton de tête, les Canaris devront retrouver cette efficacité qui les fuit dès samedi, sur la pelouse d'Evian Thonon Gaillard, le dauphin de Sedan, à l'occasion de la 21e levée de Ligue 2. S'il veut prétendre à un billet pour l'élite à l'issue de la saison, le FC Nantes va peut-être devoir réorganiser son dispositif tactique offensif qui laisse entrevoir match après match une trop grande fébrilité sur les prés de Ligue 2, à l'image d'un Filip Djordevic inconstant, capable du meilleur... comme bien souvent du pire. Si l'attaquant serbe avait démarré cet exercice 2010-11 tambour battant, avec six buts inscrits lors des neuf premières journées, il s'est par la suite quelque peu reposé sur ses lauriers. En effet, ce dernier n'a pas été en mesure d'alimenter son compteur personnel depuis son doublé passé à Ajaccio (2-3). Et si les nouvelles pépites ligériennes, Yongjae Lee et Ronny Rodelin, ont démontré des qualités techniques et physiques intéressantes, cumulées à un inéluctable instinct du buteur pour ce dernier, ils ne peuvent à eux seuls porter l'armada offensive d'une Maison jaune dépourvue depuis nombreuses années d'un véritable buteur, comme l'avait été Viorel Moldovan à la belle époque. Avec dix-neuf réalisations passées à leurs homologues de l'échelon inférieur, le FC Nantes, s'il n'est relégué que de quatre longueurs par le leader sedanais, n'en reste pas moins la deuxième plus mauvaise attaque de la première partie du tableau. Préoccupant ? La défense contre-attaque Oui et non. Oui parce qu'une équipe qui ne marque pas ou peu, ne peut concrètement prétendre à jouer les premiers rôles et valider un billet pour la Ligue 1. Preuve en est, cet ultime revers concédé au stade de la Beaujoire face à Troyes (0-1). Bien qu'ils se soient créés une multitude d'occasions franches, les Nantais ne sont jamais parvenus à forcer le destin et ont finalement vu le piège de l'Estac se refermer sur eux. A l'arrivée, le vestiaire est unanime et le refrain revient en boucle. "On a laissé passer notre chance", "on a loupé le coche", "on aurait dû arriver à la mi-temps avec un ou deux buts d'avance", "on aurait dû faire la différence", "on a manqué d'efficacité", autant de mots qui résonnent en boucle dans les esprits des Canaris qui, en cas de victoire, avaient l'occasion de s'inviter sur le podium de la Ligue 2. Néanmoins, si l'armada offensive jaune et verte est quelque peu aux abonnés absents, l'arrière garde formée par Baptiste Gentili tient la baraque. Avec seulement quinze buts encaissés en 20 journées, le FC Nantes reste l'écurie la moins perméable de ce championnat de France de Ligue 2. L'assise défensive composée par Martins Pereira à droite, Jean-Jacques Pierre et Matheus Vivian dans l'axe, et Damien Tixier à gauche n'a plus à prouver sa complémentarité sur le rectangle vert. Une solidité défensive appréciable, à l'aube d'aller défier la meilleure attaque du championnat, Evian Thonon Gaillard, qui compte quatorze buts inscrits de plus que son adversaire du soir.