Nantes au culot

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Nantes au culot
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Le Nantes-Rezé Volley a créé la stupeur ce mardi, en venant à bout de Poitiers sur ses terres (3-1), à l'occasion du premier round de ces quarts de finale aller des play-offs. Un petit exploit pour le promu nantais qui pourrait en amener un plus grand, vendredi, lors de la confrontation retour, à la salle Arthur-Dugast de Rezé. De leurs côtés, Tours, Sète et Cannes ont tenu leurs rangs face à Montpellier, Paris et Rennes.

Le Nantes-Rezé Volley a créé la stupeur ce mardi, en venant à bout de Poitiers sur ses terres (3-1), à l'occasion du premier round de ces quarts de finale aller des play-offs. Un petit exploit pour le promu nantais qui pourrait en amener un plus grand, vendredi, lors de la confrontation retour, à la salle Arthur-Dugast de Rezé. De leurs côtés, Tours, Sète et Cannes ont tenu leurs rangs face à Montpellier, Paris et Rennes. Décidément, cette équipe du Nantes-Rezé Volley n'a pas fini de nous estomaquer. Surprenant invité de ces quarts de finale de play-offs de Ligue A, à l'issue d'une saison régulière rondement menée, le promu nantais a réalisé un exploit majuscule, ce mardi, en dominant Poitiers dans son antre Lawson Body (3-1). Pas rassasiés après une séduisante entrée en matière parmi l'élite, les protégés de Martin Demar auront l'occasion vendredi de rentrer officiellement dans la cour des grands en cas de nouvelle performance face au dauphin poitevin. Un succès permettrait en effet aux Nantais de valider leur billet pour le dernier carré et de s'affirmer, non plus comme un outsider, mais comme un prétendant au sacre. Car si on ne donnait pas cher de le peau du promu, défait à deux reprises par son adversaire du soir lors de la saison régulière, Jakub Rybnicek et consorts ont su étaler leurs qualités au grand jour, au grand dam d'un public poitevin venu en nombre et littéralement médusé par la tournure des évènements. "C'est un exploit, le plus grand de la saison", avouait l'entraîneur nantais, Martin Demar, sur un nuage après la démonstration de force affichée par ses protégés face à l'un des grands noms du volley-ball tricolore. Un cador en proie au doute qui enregistre de son côté un cinquième revers de rang toutes compétitions confondues. Lavagne: "Il ne faut pas se leurrer, sur le papier, ils restent plus forts que nous" Méconnaissables lors des deux premiers actes, à l'image d'un Antonin Rouzier peu en verve au service comme à l'attaque, les Poitevins retrouvaient rapidement de leur superbe lors de la troisième manche, infligeant un sévère 25-16 à leurs bourreaux du soir. Pas de quoi décontenancer un collectif nantais bien rôdé qui ne "s'est jamais affolé", selon Maxime Godefroy, et qui aura su sortir son épingle du jeu au bon moment pour ramener un précieux succès de Poitou-Charentes. "Ce n'est pas encore fini. C'est juste un pas, il faut en faire encore un, vendredi", tentait de relativiser Dusan Pribanovic sur le site internet maville.com. Et son coéquipier, Julien Lavagne, de surenchérir. "Il ne faut pas se leurrer, sur le papier, ils restent plus forts que nous". Physiquement, peut-être, mentalement, probablement pas. Une chose est sûre, ce match retour se jouera dans la tête plus que dans les jambes. De son côté, le leader tourangeau, probablement émoussé après sa victoire en Coupe de France, s'est vu chatouiller d'un peu trop près par Montpellier (3-2), et aura ainsi fort à faire pour doubler la mise dans l'Hérault ce samedi. Défaits par Sète (3-1) et Cannes (3-1), Paris et Rennes tenteront quant à eux de s'appuyer sur la victoire au mérite de Nantes face à Poitiers pour inverser la tendance à la maison et s'offrir ainsi un match d'appui hors de leurs bases.