Nancy, objectif Top 16

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Nancy, objectif Top 16
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Depuis Pau-Orthez en 2006-07, aucun club français ne s'est qualifié pour le Top 16 de l'Euroligue. Un défi que Nancy, champion de France et seul représentant de Pro A qualifié au tour principal de la compétition, espère relever. Avec Nicolas Batum dans ses rangs, le Sluc débute sa campagne mercredi soir sur le parquet de Cantu. L'adversaire a priori le plus abordable du groupe A.

Depuis Pau-Orthez en 2006-07, aucun club français ne s'est qualifié pour le Top 16 de l'Euroligue. Un défi que Nancy, champion de France et seul représentant de Pro A qualifié au tour principal de la compétition, espère relever. Avec Nicolas Batum dans ses rangs, le Sluc débute sa campagne mercredi soir sur le parquet de Cantu. L'adversaire a priori le plus abordable du groupe A. Ils auraient pu être deux, mais il n'y en aura qu'un. Nancy sera le seul club français engagé en Euroligue cette saison, le tour préliminaire ayant eu raison le mois dernier de Cholet, Gravelines-Dunkerque et Villeurbanne. Le champion de France aura donc la lourde tâche de représenter la Pro A. Sa mission: faire mieux que ses prédécesseurs, en devenant la première équipe depuis Pau-Orthez, en 2006-07, à se qualifier pour le Top 16 de la compétition. "Y accéder serait effectivement une réussite pour Nancy, mais aussi pour le basket français, annonce le coach lorrain Jean-Luc Monschau sur EBTV, la chaîne de la compétition. En France il y a beaucoup d'attente, parce que ça fait longtemps qu'on n'a pas eu une équipe au Top 16. Pour des raisons économiques, même si je ne veux pas en faire une excuse, on n'est pas en position favorable. C'est donc un gros challenge pour nous." D'autant plus que le groupe A, dont le Sluc a hérité, n'est pas le plus évident. Avec l'Olympiakos, Vitoria, Bilbao, Fenerbahçe et Cantu, premier adversaire de Nancy, finir dans les quatre premiers de la poule ne sera pas une mince affaire. "Mais en Euroligue, il n'y a pas de petites équipes ni de groupes faciles", balaie le meneur Pape-Philippe Amagou, doublure de l'expérimenté John Linehan au poste un. "Nancy était dans le sixième chapeau lors du tirage au sort, rappelle Monschau. Donc je suppose qu'on a l'équipe la plus faible de ce groupe." Batum: "On n'aura pas beaucoup de respect" Débuter mercredi soir par un déplacement à Cantu, concurrent direct a priori le plus à la portée des Nancéiens, est donc une bonne chose. Dans la mesure où il leur donnera, déjà, un aperçu de leurs chances de qualification pour le Top 16. "On n'a pas l'équipe la plus riche et, donc, certainement pas les meilleurs joueurs pour figurer en bonne place, mais je vous garantis qu'on va se battre, assure l'entraîneur du Sluc. J'ai confiance en mes joueurs. On donnera tout ce qu'on a sur ces 10 matches, qui seront peut-être les seuls qu'on jouera en Euroligue." Nancy doit aussi profiter de la présence de Nicolas Batum, arrivé cet été en provenance des Portland Trail Blazers, qui retournera aux Etats-Unis une fois que le lock-out sera terminé. L'ailier tricolore a l'expérience de l'Euroligue, pour l'avoir disputée avec Le Mans. Mais il était jeune, et compte bien montrer dans "le plus grand championnat du monde en ce moment, puisque la NBA est fermée", qu'il a désormais le niveau. "On n'aura pas beaucoup de respect et on va nous sous-estimer très souvent, explique-t-il sur le site de Ouest-France. On peut créer beaucoup de surprises."