Nancy n'y a pas cru

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Nancy n'y a pas cru
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Pour s'épargner une élimination qui sera effective en cas de victoire de l'Olympiakos sur Cantu jeudi soir, Nancy devait s'imposer sur le parquet de Vitoria, ce mercredi, lors de la 9e levée de la phase de poules de l'Euroligue. Vainqueur de l'armada basque le mois dernier alors que Batum évoluait dans ses rangs, le Sluc n'a cette fois pas existé. Teletovic et les siens se sont baladés (90-55).

Pour s'épargner une élimination qui sera effective en cas de victoire de l'Olympiakos sur Cantu jeudi soir, Nancy devait s'imposer sur le parquet de Vitoria, ce mercredi, lors de la 9e levée de la phase de poules de l'Euroligue. Vainqueur de l'armada basque le mois dernier alors que Batum évoluait dans ses rangs, le Sluc n'a cette fois pas existé. Teletovic et les siens se sont baladés (90-55). Mirza Teletovic, l'artilleur en chef de Vitoria, s'était voulu flatteur avant la rencontre, qualifiant la visite de Nancy à venir de "premier gros test de la saison". L'ailier bosnien peut se féliciter d'avoir rendu ce test basque concluant. A lui seul, l'intéressé a sans doute tué les derniers espoirs continentaux du Sluc, contribuant grandement à cette sixième défaite lorraine sur la scène européenne. Celle de trop, sans doute. Celle qui pourrait marquer l'extinction des Couguars en Euroligue cette saison si l'Olympiakos venait à dominer Cantu jeudi soir... Déjà battu ce week-end en championnat, à Chalon, Nancy a encaissé ce mercredi en Espagne son quatrième revers en cinq matches depuis le départ de son intérimaire NBA Nicolas Batum. Même Jamal Shuler, Pape Amagou ou Akin Akingbala, les Couguars les moins résignés ces derniers temps, n'ont pu épargner à Jean-Luc Monschau cette nouvelle déconvenue. Ni plus ni moins qu'une humiliation si l'on considère le score (90-55), et alors que le Sluc, emmené par un Batum sanctionné d'une évaluation de 35, était parvenu à vaincre ce grand d'Europe le mois dernier (90-85). Aujourd'hui, les Lorrains n'ont jamais existé, si ce n'est le remplaçant présumé de Nicolas Batum - un Kenny Gregory qui aura eu le mérite de surnager en première période du haut de ses 7 points (15 au final). A ne surtout pas comparer avec les 22 unités déjà compilées par Mirza Teletovic à la pause... Avec un pourcentage de réussite famélique à l'intérieur (37% seulement) et un zéro pointé au shoot primé (0 sur 5), Nancy avait déjà match perdu à l'issue des deux premiers actes. Dans les jambes - et quoi de plus naturel en cette période de l'année ? - mais aussi et surtout dans les têtes... L'habileté des Teletovic, San Emeterio, Oleson ou encore Heurtel, l'ancien Palois et Strasbourgeois, n'explique pas tout, les joueurs du Sluc avaient manifestement décidé de sacrifier l'Euroligue ce mercredi - du moins s'en sont-ils persuadés alors que Vitoria affichait deux fois plus de points au compteur au terme des premier et deuxième quarts-temps (22-11 puis 42-21). Sans une réaction d'orgueil insufflée par un Jean-Luc Monschau qui lui aura passé son temps à secouer ses troupes, l'addition, portée à 71-30 en clôture du troisième acte, aurait même pu être plus salée encore. A voir si ce renoncement collectif coupable peut profiter aux Nancéiens, attendus de pied ferme ce week-end à Pau.