Nancy calme l'Asvel

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Nancy calme l'Asvel
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Sur la lancée de sa victoire contre Chalon-sur-Saône, Villeurbanne a très bien débuté sa demi-finale aller contre Nancy, ce samedi soir à Gentilly, avant de craquer complètement (109-93). L'Asvel a disparu dans le troisième quart-temps, le Sluc profitant de la puissance d'Akin Akingbala à l'intérieur pour faire la différence. Revanche à l'Astroballe mercredi prochain.

Sur la lancée de sa victoire contre Chalon-sur-Saône en quarts, Villeurbanne a très bien débuté sa demi-finale aller contre Nancy, ce samedi soir à Gentilly, avant de craquer complètement (109-93). L'Asvel a disparu dans le troisième quart-temps, le Sluc profitant de la puissance d'Akin Akingbala à l'intérieur pour faire la différence. Revanche à l'Astroballe mercredi prochain. A trop jouer petit, Villeurbanne n'a pas été à la hauteur. Si l'Asvel avait réussi à piéger Chalon-sur-Saône en quarts de finale des playoffs de Pro A en masquant habilement son manque de taille par une grosse adresse extérieure, cela n'a pas trompé Nancy bien longtemps. Il n'a fallu que deux quart-temps au Sluc pour comprendre qu'en insistant à l'intérieur, il ferait la différence. Et un violent coup d'accélérateur au retour des vestiaires, initié par le bondissant Akin Akingbala (20 points, 10 rebonds), a suffi à faire plonger les Rhodaniens (109-93). "On a vraiment fait un bon match ce soir, s'est réjoui le pivot nancéien au micro de Sport+. Ce n'est simplement les grands, les arrières aussi ont bien joué. On s'en est sorti en équipe. Maintenant, on verra au match 2." Une nouvelle victoire mercredi prochain à l'Astroballe, et le Sluc sera qualifié pour la finale du championnat. Le chemin est encore long, l'Asvel ayant prouvé face à l'Elan qu'elle était capable de renverser des montagnes. Mais en dominant Villeurbanne pour la première fois de la saison, en quatre affrontements, Nancy n'a pas seulement fait un grand pas en direction de Bercy. Il a aussi pris un ascendant psychologique. En début de match, les Lorrains ont dû compenser leur adresse désastreuse de loin (1/7 soit 14% à la mi-temps) par une grosse présence sous le cercle, avec Victor Samnick (16 points, 7 rebonds) et Akin Akingbala qui ont appuyé là où ça faisait mal pour l'Asvel. Mais le Sluc a mis quelques minutes avant de trouver la clé dans la raquette villeurbannaise, où Davon Jefferson et Kim Tillie ont colmaté les brèches avant d'être gênés par les fautes, ce qui a permis aux joueurs de Nordine Ghrib de mieux démarrer la rencontre (21-13, 7e). Essentiellement grâce à leurs shooteurs, en verve à trois points à l'image de Cliff Hammonds (24 points, 7 passes) et Edwin Jackson (28-23, 10e). Gelabale: "Il faut vraiment que nos intérieurs se prennent en main !" Sauf que, petit à petit, les intérieurs nancéiens ont donc pris l'ascendant dans un secteur qui constitue, en l'absence d'un Pops Mensah-Bonsu blessé à l'épaule, le véritable point faible de l'Asvel (41-41, 16e). Matt Walsh, utilisé en sixième homme, et Mickaël Gelabale sont alors sortis de leur boîte pour aider la Green Team à regagner les vestiaires en tête, malgré quelques pertes de balle évitables (49-47, 20e). Après le repos, le coach rhodanien a ensuite refait confiance au cinq de petite taille qui avait joué de vilains tours à Chalon-sur-Saône lors de la belle, en milieu de semaine, avec Mickaël Gelabale en quatre et Davon Jefferson en cinq. Une stratégie qui n'a, cette fois, pas payé. Car, même si la sortie prématurée pour quatre fautes de Victor Samnick aurait pu être handicapante pour le Sluc, les hommes de Jean-Luc Monschau ont enfin trouvé de la réussite à l'extérieur et Akin Akingbala, monstrueux, a insisté dessous. Suffisant pour donner un peu d'air aux Lorrains, qui ont pu compter sur Tremmell Darden et surtout Kenny Grant (21 points) pour enfoncer le clou avec un 17-3 en leur faveur (80-62, 30e). Les efforts de Cliff Hammonds, très adroit derrière l'arc, n'y ont rien changé. Au grand dam d'un Mickaël Gelabale qui s'est démultiplié (28 points, 6 rebonds). Un peu trop à son goût. "Il fallait qu'on les arrête dans le troisième quart, je ne peux pas jouer en quatre et finir pivot. Il faut vraiment que nos intérieurs se prennent en main !", a-t-il pesté. C'est vital pour l'Asvel.