Nancy a craqué

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Nancy a craqué
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Nancy n'a pas réussi d'exploit à Bilbao, et les Lorrains ont lâché dans de grandes proportions lors du dernier quart. En s'inclinant de 22 points (75-97), les hommes de Christian Monschau n'ont pas préservé leur avantage de l'aller, ce qui pourrait grandement les desservir au moment du décompte final, en cas d'égalité avec les Espagnols. Sans Nicolas Batum, le Sluc est revenu à une dure réalité.

Nancy n'a pas réussi d'exploit à Bilbao, et les Lorrains ont lâché dans de grandes proportions lors du dernier quart. En s'inclinant de 22 points (75-97), les hommes de Christian Monschau n'ont pas préservé leur avantage de l'aller, ce qui pourrait grandement les desservir au moment du décompte final, en cas d'égalité avec les Espagnols. Sans Nicolas Batum, le Sluc est revenu à une dure réalité. Le Sluc a été solide, longtemps. Spéculer sur ce que la présence de Nicolas Batum aurait pu apporter - ou éviter - aux Nancéiens ne servira pas à grand-chose, puisque le résultat est ce qu'il est (défaite 75-97). Les champions de France n'étaient pas favoris au moment de se déplacer en Espagne, car leur adversaire du soir occupait une dernière place bien trompeuse au coup d'envoi. Certes, Bilbao n'avait remporté que deux matches sur six, mais ses quatre défaites ont été concédées à l'extérieur. Les hommes de Christian Monschau ont été dans le coup pendant une bonne partie de la rencontre, et sont encore revenus au contact dans le dernier quart. Avant de lâcher, complètement. La qualification pour le Top 16 n'est pas spécialement compromise, mais Nancy a fait plus que griller un joker. Ne pas gagner, c'est un fait totalement acceptable lors d'un déplacement du genre. Dilapider ses 14 points d'avance glanés presque miraculeusement au match aller, c'est là que le bât blesse vraiment pour les Cougars. Encore revenus à quatre points des Espagnols à sept minutes de la fin, les visiteurs ont fini par encaisser un bien douloureux 28-13 dans le dernier quart. Vraiment regrettable, alors que le Sluc avait toujours réussi à faire l'élastique jusqu'ici, en se laissant distancer à plusieurs reprises pour recoller à chaque fois. Sauf la dernière... Moerman, du tout au rien Menés de neuf points dès le premier quart, les Nancéiens annonçaient déjà la couleur en revenant grâce à un 8-0 conclu sur un panier primé de Jamal Shuler (17-16, 8e), meilleur marqueur de la partie avec 19 points. Les Nancéiens ont même pris l'avantage dans la foulée, grâce à un Moerman en feu derrière la ligne (19-22, 10e). L'ancien Orléanais, dans un état de grâce qui n'a malheureusement pas duré jusqu'au bout, enchaînait encore dans le deuxième quart (28-30, 14e). L'ailier a d'ailleurs terminé le match avec un total conséquent de 16 points. Tout à fait dans la course à la pause, avec seulement une unité de retard (40-39), Nancy ne s'attendait pas à une telle déroute au final. Moerman et Shuler, encore impeccables à trois points dans la troisième quart, ont dû faire face à d'autres clients au tir primé, côté espagnol. Vasiliadis (28e, 31e) et Fisher (34e, 36e), à deux reprises, ont tous les deux largement contribué à faire grimper l'écart au fur et à mesure, pour arriver à un +15 en faveur de Bilbao à quatre minutes du terme (84-69). Comme un symbole, Adrien Moerman, d'une précision implacable en première période, a terminé en manquant un dunk largement malvenu (40e). Et l'ardoise, au final, est salée.