Nadal sans merci

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Nadal sans merci
@ Reuters
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US OPEN - Le numéro un mondial n'a fait qu'une bouchée de Verdasco en quarts de finale.

US OPEN - Le numéro un mondial n'a fait qu'une bouchée de Verdasco en quarts de finale. Rafael Nadal est en mission ! Décidé cette année à combler à New Yok le seul vide dans son déjà colossal palmarès (41 titres à seulement 24 ans, dont huit du Grand Chelem), l'Espagnol avance à marche forcée vers sa première finale de l'US Open, lui qui, en sortant dans la nuit de jeudi à vendredi son compatriote Fernando Verdasco, y a atteint sa troisième demi-finale consécutive. Un Verdasco qui, une fois de plus, s'est transformé en victime préférée de l'homme de Manacor, pliant pour la onzième fois de suite face à un Nadal qui, en autant de confrontations, ne lui a lâché que trois sets, deux en quarts de finale de l'Open d'Australie 2009, un au Queen's en 2006. Jeudi soir, le n°8 mondial n'a encore eu le droit qu'à des miettes, s'inclinant en trois manches (7-5, 6-3, 6-4) et 2h22, au terme d'une rencontre dominée de la tête et des épaules par la tête de série n°1. Les statistiques parlent d'elles-mêmes: là où Nadal n'a commis que 16 fautes directes, dont trois dans le deuxième, deux dans le troisième (!), Verdasco en a accumulé 40, connaissant en outre un gros déchet au service, avec seulement 59% de premières balles, et 56% de points gagnés sur ses deuxièmes services. Une fois de plus, les conditions météo – froid, vent -, n'ont pas aidé, mais même sans ces difficultés à poser son jeu, Verdasco, sans doute usé par son match épique au tour précédent face à un autre de ses compatriotes, David Ferrer (deux sets à remonter, victoire en 4h23), aurait eu du mal à contrarier un rival sûr de son fait et forcément heureux de faire un pas de plus vers, espère-t-il, un premier titre à Flushing Meadows. Face à Youzhny en demi-finale Verdasco n'aura finalement eu sa chance que lors du premier set, réussissant dès le troisième jeu son unique break de la partie sur sa seule opportunité. Mais à 4-3 en sa faveur, il craquait, offrant l'égalisation à Nadal qui, quatre jeux plus tard, à 6-5 pour lui, s'emparait une deuxième fois du service de son rival pour boucler cette manche initiale en 59 minutes. Un break par set lui permettra par la suite d'empocher les deux suivantes et remettre à sa place son compatriote, qui n'a atteint qu'une fois une demi-finale de Grand chelem (Australie en 2009, battu par... Nadal), non sans lui trouver des circonstances atténuantes: "Fernando a eu un match difficile il y a deux jours face à David Ferrer et je pense qu'il était un peu fatigué. Avec le vent, c'était compliqué, notamment au niveau du lancer de balle, mais je me suis montré très concentré. Les ajustements des jambes sont encore plus importants dans ce contexte." Jeu de jambes au top, audace, comme sur cet incroyable demi-volée réussie en faisant un tour sur lui-même, et fraîcheur physique sont les atouts de ce Nadal qui sait cependant que le plus dur commence pour lui: "Je sais combien cet US Open est important pour moi et je savais que je devais arriver frais si je voulais avoir une chance de faire un bon résultat. C'est ce que j'ai essayé de faire et pour l'instant, ça marche. Je suis arrivé sans problèmes pour l'instant, c'est très positif. Mais je dois continuer à jouer de mieux en mieux si je veux avoir des chances d'atteindre la finale." Battu en 2008 par Andy Murray et en 2009 par Juan Martin Del Potro, Nadal va désormais affronter un adversaire qui ne lui réussit pas forcément, en l'occurrence Mikhail Youzhny, contre lequel la balance est certes positive avec 7 victoires pour 4 défaites, mais 4 défaites concédées sur dur, preuve que le Russe a sa chance.