Nadal recadre Monfils

  • A
  • A
Nadal recadre Monfils
Partagez sur :

Très impressionnant en demi-finale contre Radek Stepanek quand l'Espagnol passait lui tout près de la défaite contre Viktor Troicki, Gaël Monfils n'a finalement pas pesé bien lourd en finale contre Rafael Nadal, vainqueur en deux manches (6-1, 7-5). A Tokyo, le n°1 mondial enregistre un septième titre cette saison. Le Français y a lui perdu sa deuxième finale après Stuttgart.

Très impressionnant en demi-finale contre Radek Stepanek quand l'Espagnol passait lui tout près de la défaite contre Viktor Troicki, Gaël Monfils n'a finalement pas pesé bien lourd en finale contre Rafael Nadal, vainqueur en deux manches (6-1, 7-5). A Tokyo, le n°1 mondial enregistre un septième titre cette saison. Le Français y a lui perdu sa deuxième finale après Stuttgart. Les impressions sont parfois trompeuses. Prenez Gaël Monfils d'un côté, qui, porté par le souffle de la Coupe Davis, a écarté Andy Roddick en quart de finale, son premier Top 10 de l'année, grâce à un jeu résolument agressif avant de contrer le jeu d'attaque de Radek Stepanek pour s'offrir sa deuxième finale de la saison. Prenez de l'autre Rafael Nadal, déjà 73 matches au compteur cette saison, épuisé plus nerveusement que physiquement et chahuté en demi-finale par Viktor Troicki qui a eu deux occasions de renverser le n°1 mondial. A la lecture de ces faits, on aurait juré que le Français avait une chance ce dimanche en finale du tournoi de Tokyo face à l'Espagnol. Las, le protégé de Roger Rasheed a subi la loi de l'ogre du circuit, vainqueur de son septième titre cette saison après ses succès à Monte-Carlo, Rome, Madrid, Roland-Garros, Wimbledon et l'US Open. Et l'hommage à Nadal rendu samedi par Monfils dans les colonnes de L'Equipe de résonner dans l'Ariake Colosseum : "Quel ambassadeur !", s'exclamait le Français à propos de son futur bourreau. "Mon fils, c'est Nadal que je l'emmènerais voir jouer tellement il diffuse une énergie positive. (...) Pour lui, un premier tour à Tokyo ou une finale à l'US Open, c'est la même détermination à gagner." Alors que dire d'une finale, la huitième de sa saison qui lui permettait de décrocher le 43e trophée de sa carrière... Fatigué ? Peut-être... Mais Nadal est entré dans cette finale tambour battant, multipliant les coups droits sur les lignes pour assommer le Français, pourtant impérial au service avec 94% de premières balles. Trois occasions suffiront au n°1 mondial pour prendre à deux reprises l'engagement de son adversaire. Bien que moins performant sur son engagement, l'Espagnol ne concédait pourtant aucune balle de break dans ce set, remporté 6-1, comme dans le suivant où Monfils lui opposait néanmoins une meilleure résistance. Sans succès. A cinq partout dans la deuxième manche, Rafael Nadal obtenait son unique balle de break du set, break réussi sur un passing en retour venu mourir sur la ligne et qui a laissé Monfils impuissant. Le numéro un mondial n'avait alors plus qu'à conclure sur sa mise en jeu, sans jamais avoir été inquiété par le Français, qui a ainsi perdu sa deuxième finale de la saison après celle de Stuttgart en juillet où il avait été battu par un autre Espagnol, Albert Montanes. Le compteur du n°15 mondial reste bloqué à deux titres: Sopot en 2005 et Metz l'année dernière, sur onze finales disputées. La comparaison avec Nadal est peu flatteuse...