Nadal pas encore souverain

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Nadal pas encore souverain
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Après avoir bataillé cinq manches au premier tour de Roland-Garros contre John Isner, Rafael Nadal a encore dû se battre jeudi pour écarter son compatriote Pablo Andujar en trois sets (7-5, 6-3, 7-6) et 3h18 de jeu. Le numéro 1 mondial, mené 5-1 dans la troisième manche, a notamment sauvé huit balles de set avant de faire la différence. Au tour suivant l'attend le Croate Antonio Veic, tombeur du Russe Nikolay Davydenko...

Après avoir bataillé cinq manches au premier tour de Roland-Garros contre John Isner, Rafael Nadal a encore dû se battre jeudi pour écarter son compatriote Pablo Andujar en trois sets (7-5, 6-3, 7-6) et 3h18 de jeu. Le numéro 1 mondial, mené 5-1 dans la troisième manche, a notamment sauvé huit balles de set avant de faire la différence. Au tour suivant l'attend le Croate Antonio Veic, tombeur du Russe Nikolay Davydenko... Deux jours après avoir bataillé cinq sets durant contre John Isner pour ne pas devenir le premier n°1 mondial de l'ère Open à sombrer dès le tour de chauffe d'un tournoi du Grand Chelem, Rafael Nadal avait rendez-vous avec un autre piège ambulant, ce jeudi: Pablo Andujar. Tous deux terriens dans l'âme, les deux Espagnols ne s'étaient jamais rencontrés sur le circuit mais partageaient un point commun avant d'en découdre: un triomphe, au moins, à Roland-Garros. Pour Andujar, ce fut en double chez les juniors, en 2004. Un bon point, certes, mais pas de quoi inquiéter le quintuple vainqueur du trophée. En théorie... Seulement dans la pratique, cette confrontation inédite s'est révélée plus disputée que prévu. Face au lauréat du tournoi de Casablanca cette saison - un joueur qui jusqu'ici a signé 26 de ses 29 victoires sur la surface ocre - le Majorquin a souffert. Manifestement gêné par ce vent tourbillonnant qui en début d'après-midi avait joué un bien mauvais tour à Kim Clijsters, Rafael Nadal n'a eu de cesse de chercher son service, au point de le concéder cinq fois, pour 16 balles de break allouées à son adversaire. Ainsi lui a-t-il fallu plus d'une heure pour conclure la première manche (7-5), avec trois breaks à l'appui. Un set initial bourré de paradoxes dans lequel le n°1 mondial a parfois surclassé son compatriote, réalisant notamment quatre jeux blancs, et souvent prêté le flanc à une punition logique face à un opposant volontaire et audacieux. Bien que plus régulier dans le deuxième acte - remporté 6-3 cette fois avec l'abandon d'une mise en jeu tout de même - Rafael Nadal ne se décrispe pas pour autant. Si la puissance est là, incontestable et à l'origine de 43 coups gagnants (dont 6 aces), la précision continue de lui faire défaut. Coupable de 26 fautes directes dans ce match, le gaucher de Manacor s'expose davantage dans le troisième set, laissant échapper deux fois son service pour se retrouver mené 1-5. Fidèle à sa nature de combattant, le Majorquin n'abdique pas, écarte pas moins de huit balles de set et recolle au score, avant de porter le coup de grâce au Castillan dans un exercice du tie-break qui l'avait embarrassé contre John Isner. Epuisé, celui qui a intégré le top 50 de l'ATP au printemps dernier, s'accroche mais s'avoue vaincu sur sa 37e faute directe de la rencontre (7-6[4]). Pour la quatrième année consécutive, Pablo Andujar échoue au deuxième tour à Roland-Garros, avec les honneurs et face à son idole avouée. Une référence qui au prochain tour se mesurera au Croate Antonio Veic, un joueur issu des qualifications et bourreau de Nikolay Dadydenko et Pablo Cuevas. Un nouvel écueil en perspective pour Rafael Nadal ?