Nadal, mauvaise surprise thaï

  • A
  • A
Nadal, mauvaise surprise thaï
Partagez sur :

TENNIS - L'Espagnol s'est incliné face à son compatriote Guillermo Garcia-Lopez, à Shanghai.

Sensation samedi à Bangkok ! Opposé à son compatriote Guillermo Garcia-Lopez, 53e joueur mondial, Rafael Nadal, qui avait le match en main, s'est subitement désuni avant de s'incliner en trois manches en demi-finale (2-6, 7-6, 6-3). C'est la première fois cette saison que le Majorquin tombe contre un joueur classé au-delà de la 50e place, la finale opposera Garcia-Lopez à Nieminen. Le public de Bangkok en sera pour ses frais ! Lui qui n'avait d'yeux que pour Rafael Nadal depuis que ce dernier avait posé les pieds sur le sol thaïlandais le 21 septembre, lui organisant maintes réceptions et cérémonies en son honneur, n'aura pas le droit à sa finale rêvée ! Peu importait l'adversaire, seule comptait la présence du n°1 mondial en finale, c'est raté, la faute à un Guillermo Garcia-Lopez qui remporte là la plus belle victoire de sa carrière au terme d'un match qu'il a longtemps imaginé se terminer comme lors de ses deux précédents affrontements avec son compatriote, par une défaite en deux manches (6-1, 6-4 à Valence en 2005, 6-3, 6-2 à Chennai en 2008). Décidé à ne pas traîner sur le court, le Majorquin, en dépit d'un faible pourcentage de premières balles (54%), expédie ainsi le premier set, ne lâchant que sept points sur son service, tandis que son rival souffre sur le sien, puisqu'il concède dix balles de break. Deux suffisent à Nadal pour plier la manche et se diriger, comme aux tours précédents face au qualifié belge Ruben Bemelmans (6-1, 6-4) et au Russe Mikhail Kukushkin (6-2, 6-3), vers un succès facile. Mais la machine s'enraye inexplicablement dans le deuxième set, puisque s'il domine l'échange, notamment sur son engagement, ne lâchant pas la moindre balle de break à son rival, Nadal ne parvient pas à faire le break nécessaire et suffisant. Et ce n'est pas faute d'essayer, puisqu'il se procure 16 opportunités de prendre le service de Garcia-Lopez ! Ce dernier s'en sort à chaque fois et c'est au tie-break que se dénoue cette manche, moment choisi par le natif de La Roda pour accélérer. Une seule balle de break pour Garcia-Lopez mais la bonne ! Nadal ne prend que trois points (7-3) et le voilà contraint de disputer une manche décisive qui débute bien mal puisqu'à 2-1 en faveur de Garcia-Lopez, ce dernier parvient à convertir son unique balle de break de la partie, pour prendre un avantage qu'il ne lâchera plus, se montrant beaucoup plus concentré au service. Au bout de 2h45, Nadal est vaincu, Garcia-Lopez semble à peine y croire, sans doute gêné de priver le public thaïlandais de la présence de son prestigieux adversaire en finale. Pour son premier tournoi depuis son historique titre à New York, le n°1 mondial ne disputera donc pas une 55e finale sur le circuit ATP, il s'incline pour la première fois cette année face à un joueur classé au-delà de la 50e place mondiale. Quant à Guillermo Garcia-Lopez, il disputera à 27 ans la troisième finale de sa carrière après Kitzbühel sur terre en 2009 (victoire) et Eastbourne sur gazon cette année (défaite), sa première en indoor. Face à lui, un autre outsider de ce tournoi dont la finale met aux prises deux joueurs qui n'étaient pas têtes de série, le Finlandais Jarkko Nieminen, 60e au classement ATP (il a été 13e en 2006), qui jouera de son côté sa dixième finale, sa première de l'année, décidé à redresser un bilan largement négatif d'une seule victoire (Auckland en 2006) pour huit défaites. Les deux hommes ne se sont affrontés qu'une seule fois, en 2004 à Pékin, et c'est Nieminen qui l'avait emporté.