Nadal, la terre promise

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Nadal, la terre promise
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Monte-Carlo, qui débute ce dimanche, marque les grands débuts du roi de la terre battue sur sa surface de prédilection cette saison. Vainqueur l'an dernier en Principauté, et ce pour la 6e fois d'affilée, mais aussi par la suite à Rome, Madrid et Roland-Garros, Rafael Nadal remet en jeu 5 000 points d'ici la fin des Internationaux de France. Heureux de retrouver son terrain de jeu préféré, le n°1 mondial sait toutefois qu'il lui sera difficile de faire aussi bien que la saison passée.

Monte-Carlo, qui débute ce dimanche, marque les grands débuts du roi de la terre battue sur sa surface de prédilection cette saison. Vainqueur l'an dernier en Principauté, et ce pour la 6e fois d'affilée, mais aussi par la suite à Rome, Madrid et Roland-Garros, Rafael Nadal remet en jeu 5 000 points d'ici la fin des Internationaux de France. Heureux de retrouver son terrain de jeu préféré, le n°1 mondial sait toutefois qu'il lui sera difficile de faire aussi bien que la saison passée. Novak Djokovic a été le grand bonhomme du premier trimestre de l'année. Rafael Nadal sera vraisemblablement celui du second. Après le ciment, la terre battue va reprendre ses droits sur le circuit pendant deux mois, et qui dit terre battue dit forcément Rafael Nadal. L'Espagnol, élevé au tennis sur la surface ocre dans son île de Manacor, n'a pas de rivaux quand le court passe du vert à l'orange. Comme chaque année, le Majorquin lancera sa saison sur terre la semaine prochaine lors du Masters 1 000 de Monte-Carlo. Prince des lieux - il a remporté les six derniers titres -, Nadal entame aussi sur le Rocher une période charnière, qui va le voir défendre 5 000 points ATP d'ici la fin de Roland-Garros. Le n°1 mondial, qui compte aujourd'hui une avance de 3 170 points sur son dauphin Djokovic (absent des courts, sur le Rocher), avait réussi en 2010 une performance exceptionnelle en triomphant coup sur coup à Monte-Carlo, Rome, Madrid et Paris pour rester invaincu sur l'ocre. Bien qu'en grande forme, ses deux finales à Indian Wells et Miami en attestent, l'Espagnol n'ose imaginer refaire le coup une deuxième fois de suite. "Cela arrive une fois dans une vie de gagner tous les tournois sur terre battue, expose "Rafa" sur le site de l'ATP. Personne d'autre ne l'a fait dans l'histoire, seulement moi l'année dernière. Il est donc difficile d'imaginer que je puisse le refaire l'année d'après.""Je ne vais pas gagner dix fois de suite à Monte-Carlo" Lui peut-être pas, par modestie sans doute, mais beaucoup le pensent capable de rééditer cet exploit. En 22 matches disputés sur terre battue l'an passé, Nadal n'a perdu que deux sets, un face à Gulbis à Rome et un autre contre Almagro à Madrid. Et pour ceux qui pensent qu'il aura éventuellement besoin d'un temps de réadaptation à la terre battue, souvenez-vous qu'il n'avait laissé filer que 14 jeux en cinq matches à Monte-Carlo l'an dernier. "J'espère que je vais bien jouer sur ce tournoi. C'est important pour ma confiance, révèle-t-il. Le premier tournoi de la saison sur terre battue est toujours important. Mais ce ne sera sans doute pas parfait. Je ne vais pas gagner dix fois de suite à Monte-Carlo. Je l'ai déjà remporté six fois, je vais faire de mon mieux pour le faire une septième fois, mais je sais à quel point ce sera difficile." Que dire alors de la concurrence, vouée à ramasser les miettes laissées par le Majorquin sur la surface lente. Federer, Djokovic dès Madrid, Söderling, Del Potro, les Espagnols Ferrer, Almagro, Verdasco tenteront bien d'ébranler sa suprématie au risque de se casser les dents comme depuis six ans, rares accrocs mis à part. Nadal devrait donc pendant les deux mois à venir attirer de nouveau sur lui tous les projecteurs. Après le "qui va battre Djokovic ?", lequel est d'ailleurs toujours invaincu en 2011, place à "qui va battre Nadal ?". Et l'Espagnol pourrait désormais bien imiter le Serbe jusqu'au 5 juin, date de la finale de Roland-Garros.