Nadal: "J'ai confiance"

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Nadal: "J'ai confiance"
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Pour la sixième fois en finale de Roland-Garros après avoir dominé Andy Murray (6-4, 7-5, 6-4), Rafael Nadal monte en puissance et a "toutes les raisons d'être content", après avoir célébré son 25e anniversaire. Et il s'offrirait bien d'égaler le record de Bjorn Borg en cadeau...

Pour la sixième fois en finale de Roland-Garros après avoir dominé Andy Murray (6-4, 7-5, 6-4), Rafael Nadal monte en puissance et a "toutes les raisons d'être content", après avoir célébré son 25e anniversaire. Et il s'offrirait bien d'égaler le record de Bjorn Borg en cadeau... Rafael, qu'est-ce qui, selon vous, a fait tourner le match en votre faveur aujourd'hui ? Dans ce type de match, ce sont toujours des petites choses. Je pense que j'ai vraiment très bien joué en début du match. Après, à 5-1, j'ai commencé à faire quelques erreurs, en particulier deux, idiotes, quand je menais 5-2. Ensuite, il a très bien joué. Puis, il y a eu ce jeu de service contre le vent à 5-4. C'était vraiment un jeu crucial selon moi. Et si j'ai aussi sauvé beaucoup de balles de break (15/18, ndlr), j'ai toujours mené au score, même s'il a eu beaucoup d'opportunités au premier set. Mais je le répète, cela se joue sur de petites choses. C'est le joueur qui a un peu plus de chance que l'autre sur ce type de points qui a le plus de chances de gagner. Aujourd'hui, c'était moi. Les conditions n'étaient pas encore idéales cet après-midi, avec beaucoup de vent sur le Central. Comment avez-vous géré cela ? De l'extérieur, vous ne pouvez pas vous imaginer comme c'est difficile de jouer dans de telles conditions. Pendant un moment, cela allait. Mais quand on jouait avec le vent, à la droite de l'arbitre, c'était très difficile. On avait peur de trop frapper la balle parce que le vent était complètement dingue et changeait de direction à tous les moments. Je n'aime pas jouer avec le vent. Mais bon, quand il y a du vent, il y a du vent. Il faut adapter son jeu. Andy Murray vient de clore sa meilleure saison sur terre battue après une période difficile. Que pensez-vous de sa progression ? J'ai toujours apprécié Andy comme joueur, comme homme. À chaque fois que je le bats dans ce genre de match, je suis triste pour lui parce qu'il mérite de gagner un Grand Chelem. Il va le faire, je n'ai aucun doute là-dessus, parce que son niveau est absolument fantastique. Il s'est beaucoup amélioré, c'est un joueur très complet mais il manque quelquefois de chance. Après, je pense qu'il peut jouer magnifiquement sur d'autres surfaces, comme sur terre battue, où il s'améliore encore. "Enormément de respect pour Borg" Comment analysez-vous votre évolution dans ce tournoi, où vous êtes progressivement monté en puissance ? Je ne jouais pas bien au départ. Et j'avais dit qu'il fallait changer ça, avoir une meilleure attitude et que, si ce n'était pas le cas, je pouvais rentrer à la maison. Et heureusement, les choses ont évolué. J'ai été très présent aux moments cruciaux et les choses se sont bien déroulées. Je suis donc très content et je vais bien fêter ça parce qu'être en finale à Roland Garros, ce n'est pas si évident. Que ressentez-vous à l'heure de disputer votre sixième finale ici ? Tout d'abord, c'est quelque chose que l'on rêve d'atteindre. Et on n'est jamais sûr de le faire. C'est un rêve devenu réalité. Je suis vraiment très content d'être en finale, dans un des tournois les plus importants du monde sur terre battue. J'ai toutes les raisons d'être content, surtout que j'ai dû résoudre des situations très difficiles lors de la deuxième semaine. Il fallait que j'oublie cette anxiété et ces craintes. Mais aujourd'hui, j'ai confiance. Est-ce que vous pensez que Bjorn Borg, dont vous pouvez égaler le record en remportant la finale, sera dans les gradins dimanche ? Je n'y pense pas. J'ai énormément de respect pour lui mais je me concentre d'abord afin de bien jouer, ce qui est pour moi beaucoup plus important. Je veux gagner Roland-Garros, c'est plus important que de faire aussi bien que lui. Alors maintenant, si Borg est là, je serais ravi de lui dire bonjour ! Vous avez remporté votre premier titre ici à 19 ans. En quoi êtes-vous différent aujourd'hui, alors que vous célébrez votre 25e anniversaire ? Quand on a 18 ans et que l'on gagne pour la première fois un tournoi, on se dit: "Ca y est, j'en ai gagné un, je vais peut-être avoir une carrière un peu plus tranquille !". Mais pas du tout, c'est un mensonge ! Ceux qui gagnent continuent d'avoir la pression. Ils ont même plus de pression et doivent essayer de gagner, encore et toujours. Personnellement, j'ai toujours une envie extraordinaire de revenir en finale de Roland-Garros, ça ne change pas. Et je souhaite continuer comme ça !