Nadal, fidèle à ses habitudes

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Nadal, fidèle à ses habitudes
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Pour la septième année consécutive, Rafael Nadal s'est imposé dimanche sur la terre battue de Monte-Carlo. Bien qu'émoussé, le Majorquin a eu raison de son compatriote David Ferrer en deux sets (6-4, 7-5), remportant là son premier tournoi de l'année 2011. Et le n°1 mondial d'amorcer avec autorité sa saison sur la surface ocre.

Pour la septième année consécutive, Rafael Nadal s'est imposé dimanche sur la terre battue de Monte-Carlo. Bien qu'émoussé, le Majorquin a eu raison de son compatriote David Ferrer en deux sets (6-4, 7-5), remportant là son premier tournoi de l'année 2011. Et le n°1 mondial d'amorcer avec autorité sa saison sur la surface ocre. 11-4 et même 8-1 sur la seule surface ocre, le bilan des confrontations entre les deux hommes ne laissait guère de doute quant à l'issue de cette finale. Jamais plus depuis leur premier rendez-vous en 2004 David Ferrer n'avait dominé Rafael Nadal sur terre battue. Une rengaine qui a trouvé son prolongement ce dimanche à Monte-Carlo, où le second s'est imposé pour la septième année consécutive. Non sans avoir bataillé. Que ce soit samedi en demi-finale contre Andy Murray ou aujourd'hui... Au lendemain de son marathon britannique, le Majorquin n'a pas eu la partie facile devant un joueur qui restait sur neuf victoires - en autant de sorties - cette saison sur la brique pilée. Vainqueur sur la terre d'Acapulco en février dernier, David Ferrer venait de franchir quatre tours sans sourciller sur le Rocher, encaissant tout juste 17 jeux. A titre de comparaison, Rafael Nadal, le sextuple tenant du trophée, avait concédé huit jeux de plus pour en arriver à ce même stade ultime. Une différence qui n'a pas manqué de se faire sentir ce dimanche. S'il a eu tôt fait de breaker dans ce match, à 1-1 pour mener 2-1, le prince des lieux n'a pas su imprimer son rythme dans l'échange comme il en a l'habitude. Débreaké dans la foulée, il a tout simplement profité de la première balle défaillante de son adversaire (30% dans le premier set) pour continuer à faire la course en tête (3-2). Mené 0-40 sur sa mise en jeu suivante, le natif de Manacor s'est davantage appuyé sur son mental et les largesses de Ferrer pour passer entre les gouttes quand la fraîcheur physique lui faisait défaut. Une influence suffisante en tout cas pour empocher le premier set après 1h12 d'un âpre combat (6-4). Un premier trophée depuis octobre 2010 Dans la deuxième manche, David Ferrer commence à son tour à montrer des signes de fatigue. Nadal breake de nouveau à 1-1, enfonçant le clou d'un jeu blanc pour porter le score de 2-1 à 3-1. A 4-2 néanmoins, le n°1 mondial peinant à trouver la longueur qui fait tant souffrir ses challengers sur terre battue, le lauréat de la Masters Cup 2007 s'offre un sursis, revenant à 4-4 puis poussant son compatriote à 5-5. Un baroud d'honneur, ni plus ni moins. Après 2h15 d'échanges, Rafael Nadal sert pour le match, conclut (7-5) et renoue avec une victoire qui le fuyait sur le circuit depuis le 10 octobre dernier et un triomphe modeste à Tokyo. Battu par Roger Federer en finale des Masters l'an passé, éclipsé par Novak Djokovic à Indian Wells et Miami cette saison, le Majorquin s'est imposé cette semaine avec l'autorité d'un n°1 mondial, sans être forcément brillant. Le voilà crédité de 44 titres, dont 30 décrochés sur le revêtement ocre. Et à l'échelle des Masters 1000, ce sont 19 lignes - soit deux de plus que Federer - qui complètent son palmarès. Sa marge restant insondable cette saison sur la surface, les tournois de Madrid et de Rome qui se profilent en mai pourraient bien l'aider à s'affirmer davantage, juste avant Roland-Garros. Comme en 2010.