Nadal avait des réserves

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Nadal avait des réserves
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Fatigué Nadal ? Le Majorquin a prouvé le contraire, vendredi, lors du premier match de la finale de la Coupe Davis disputée sur la terre battue de Séville. Le n°2 mondial a littéralement giflé Juan Monaco (6-1, 6-1, 6-2) pour placer l'Espagne sur les bons rails. Il a aussi montré qu'il serait dur à battre ce week-end. A suivre le simple entre Ferrer et Del Potro.

Fatigué Nadal ? Le Majorquin a prouvé le contraire, vendredi, lors du premier match de la finale de la Coupe Davis disputée sur la terre battue de Séville. Le n°2 mondial a littéralement giflé Juan Monaco (6-1, 6-1, 6-2) pour placer l'Espagne sur les bons rails. Il a aussi montré qu'il serait dur à battre ce week-end. Rafael Nadal avait surpris tout le monde, la semaine dernière, en déclarant qu'il n'avait plus la même passion pour le tennis. C'était à Londres, après une deuxième défaite consécutive concédée en indoor au Masters. Visiblement, la terre battue a toujours des effets profitables sur le sextuple vainqueur de Roland-Garros. S'il s'était plaint d'une usure mentale et physique à Londres, en raison des saisons toujours plus longues, le n°2 mondial a retrouvé du peps à Séville, où se tient jusqu'à dimanche la finale de la Coupe Davis. Vendredi, désigné par le tirage au sort comme éclaireur pour donner le coup d'envoi de cette rencontre face à l'Argentine, l'Espagnol a montré qu'il en avait gardé sous la semelle. Le pauvre Juan Monaco, titularisé aux dépens de David Nalbandian en prévision d'un éventuel simple décisif dimanche, en a fait les frais. L'Argentin n'a marqué que quatre jeux (6-1, 6-1, 6-2). Dont le premier. Mais après avoir bataillé près de dix minutes pour ne pas céder son engagement d'entrée, le 26e mondial a dû attendre la deuxième manche pour en inscrire un autre. Entre-temps, Nadal lui avait fait visiter les quatre coins du court. Si la résistance de l'Argentin valait mieux que ce que n'indiquait le tableau d'affichage, l'Espagnol avait raflé le premier set en 49 minutes (6-1). Très précis, "Rafa" a retrouvé l'efficacité de son coup droit lifté, celui-là même qui le frustrait tant lors des sets d'entraînement disputés, et souvent perdus, avec David Ferrer depuis lundi. Et quand ses accélérations ne faisaient pas mouche, ce sont ses coups de défense, distillés comme à ses plus belles heures, qui écoeuraient Monaco. Copie presque conforme de la première, la deuxième manche accouchait d'un nouveau cavalier seul du matador de Manacor (6-1). Bien que porté par la bruyante colonie argentine, Monaco, sans s'effondrer, ne trouvait pas les armes pour stopper la marche en avant de Nadal. L'Ibère prenait le large dans la manche décisive à l'issue d'un point interminable et magnifique qu'il concluait d'une volée haute de revers après une défense extraordinaire (3-2). Touché, aussi bien mentalement qu'à la main suite à un plongeon désespéré, l'Argentin capitulait après presque deux heures et demie d'une résistance vaine (6-2). Nadal, en même temps qu'il alignait une 17e victoire consécutive en Coupe Davis - lui qui n'a jamais perdu depuis son baptême de feu face à Jiri Novak en 2004 -, a donc mis l'Espagne sur les rails d'un cinquième titre depuis 2000. Rien de très surprenant en soi.