Nadal au galop

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Nadal au galop
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Depuis son entrée en lice à Indian Wells, Rafael Nadal ne s'éternise pas. Après De Voest, écarté sans ménagement, le n°1 mondial a balayé Sweeting en 68 minutes (6-3, 6-1) pour retrouver l'Indien Devvarman en huitièmes de finale. C'est terminé en revanche pour Gilles Simon, battu par Karlovic (6-3, 6-3), mais aussi pour Fernando Verdasco qui rejoint Robin Söderling au rayon des têtes de série coupées.

Depuis son entrée en lice à Indian Wells, Rafael Nadal ne s'éternise pas. Après De Voest, écarté sans ménagement, le n°1 mondial a balayé Sweeting en 68 minutes (6-3, 6-1) pour retrouver l'Indien Devvarman en huitièmes de finale. C'est terminé en revanche pour Gilles Simon, battu par Karlovic (6-3, 6-3), mais aussi pour Fernando Verdasco qui rejoint Robin Söderling au rayon des têtes de série coupées. Une heure samedi. Huit minutes de plus lundi. On ne peut pas dire que Rafael Nadal s'éternise sur les courts d'Indian Wells. Pour son retour sur le circuit après son élimination en quart de finale de l'Open d'Australie, l'Espagnol, diminué à Melbourne par une déchirure musculaire à la cuisse gauche, a droit à un programme digeste de remise en forme. Après le Sud-Africain Rik de Voest, écarté sans ménagement lors de son entrée en lice dans le désert californien (6-0, 6-2), le n°1 mondial, qui avait fait une rentrée remarquée en Coupe Davis contre la Belgique aux dépens de Ruben Bemelmans, n'a pas été plus tendre envers le qualifié américain Ryan Sweeting, balayé en deux petits sets (6-3, 6-1). Le demi-finaliste 2010 n'aura jamais tremblé dans ce match, ne concédant pas la moindre occasion de break à son adversaire sur son engagement (95% de points remportés derrière sa première balle, 75% derrière la seconde). "Ce n'était pas forcément impressionnant mais c'était solide, s'est félicité l'Espagnol, qui a converti quatre de ses sept balles de break. Je n'ai pas fait de grosses erreurs. Le point positif, c'est que j'ai mieux joué en fin de match qu'au début." La preuve que le double lauréat du tournoi (2007, 2009) monte progressivement en puissance en Californie. Et l'intéressé ne devrait pas être beaucoup plus bousculé au prochain tour où il retrouvera un troisième qualifié en la personne de l'Indien Somdev Devvarman. Simon sans solution Vainqueur à deux reprises du championnat universitaire américain (2007, 2008), le 84e joueur mondial se réjouit, malgré sa chance infime de passer, à l'idée de se confronter à la référence du circuit. "J'ai beaucoup de respect pour lui. C'est l'un de mes joueurs favoris, l'une de mes idoles, donc je ferai tout pour gagner ce match. Je vais me battre dur et tout mettre sur la table." Pas sûr que cela suffise pour barrer au Taureau de Manacor le chemin des quarts de finale où l'attendra Albert Montanes, tombeur de Nicolas Almagro (4-6, 6-2, 6-4), ou Ivo Karlovic, qui a stoppé Gilles Simon (6-3, 6-3). Le Niçois n'a pas trouvé la solution face au géant croate, ne gagnant que deux petits points sur la première balle de son adversaire, heureusement pas toujours bien réglée (64% de premières balles passées, seulement neuf aces). Difficile dans ces conditions d'espérer rivaliser, ou de prendre le service adverse même si le Français a gâché deux occasions dans la seconde manche. La purge n'aura finalement duré qu'une heure. Charge à Michaël Llodra, qui retrouve un certain Viktor Troicki, ou à Richard Gasquet, opposé à Jürgen Melzer, d'assurer une présence tricolore en huitièmes de finale. Un stade de la compétition que ne verra pas Fernando Verdasco, éliminé dès le troisième tour, à l'instar de Robin Söderling, diminué par une douleur à un pied, par l'Américain Sam Querrey (7-5, 6-4). Tout va bien en revanche pour Juan Martin Del Potro qui continue de se refaire une santé dans le désert californien, sa dernière victime n'étant autre que l'Ukrainien Alexandr Dolgopolov, la sensation du dernier Open d'Australie, battu en deux sets (7-6, 6-3).