N'Zogbia, à revoir !

  • A
  • A
N'Zogbia, à revoir !
Partagez sur :

Aligné face à la Norvège pour les grands débuts de Laurent Blanc à la tête de la sélection tricolore, alors que les mutins de Knysna manquaient à l'appel, Charles N'Zogbia a retrouvé avec bonheur le maillot tricolore, huit mois après, en Pologne. Percutant à souhait, le gaucher de Wigan a pesé dans le succès des Bleus en décochant la frappe à l'origine du but unique de la rencontre. Marvin Martin a également tiré son épingle du jeu, comme Bacary Sagna et Patrice Evra.

Aligné face à la Norvège pour les grands débuts de Laurent Blanc à la tête de la sélection tricolore, alors que les mutins de Knysna manquaient à l'appel, Charles N'Zogbia a retrouvé avec bonheur le maillot tricolore, huit mois après, en Pologne. Percutant à souhait, le gaucher de Wigan a pesé dans le succès des Bleus en décochant la frappe à l'origine du but unique de la rencontre. Marvin Martin a également tiré son épingle du jeu, comme Bacary Sagna et Patrice Evra. Charles N'ZOGBIA - 7: Pour sa deuxième sélection en bleu, le joueur de Wigan a saisi sa chance. Volontaire et percutant, il est à l'origine du but français puisque c'est l'une de ses frappes enroulées, après un piqué dans l'axe, qui aura rencontré le malheureux Jodlowiec sur le chemin des filets (12e). En seconde période, il aura été l'un des rares Tricolores à insuffler du rythme aux avant-postes avant sa sortie au profit de Loïc REMY - non noté - Nanti de bonnes intentions et percutant dans le couloir droit, ce dernier a cependant oublié Kévin Gameiro sur une action qui aurait pu aboutir au break (83e). ----------------------------------------------- Cédric CARRASSO - 6,5: Pour une première en équipe de France, le gardien de but girondin peut s'enorgueillir d'avoir rendu une copie propre. Très peu sollicité en première période, il a su se révéler attentif et fiable aux bons moments. Sur cette frappe puissante de Robert Lewandowski (75e) ou ce tir vicieux d'Adam Matuszczyk (84e) notamment. Bacary SAGNA - 7: Très vite dans son match, il n'a pas manqué de compenser les approximations de ses compagnons de défense quand la situation l'exigeait. Notamment en début de rencontre lorsqu'il repoussa deux centres dangereux après un repli hasardeux des Bleus (7e et 14e). Son couloir droit bien occupé à l'offensive, il n'a que peu débordé. Un match très convaincant néanmoins de la part du Gunner, lequel s'est du reste montré décisif en écartant une tête de Robert Lewandowski alors que Cédric Carrasso semblait battu (75e). Adil RAMI - 6,5: Younès KABOUL - non noté - ayant dû quitter ses partenaires avant même la demi-heure de jeu, touché aux adducteurs, il est entré en cours de match mais s'est très rapidement fondu dans le moule. Attentif et précieux dans les airs, il s'est bien entendu avec Eric Abidal en charnière centrale. Sa tête décroisée en fin de match aurait pu corser l'addition sans la vigilance de Wojciech Szczesny. Eric ABIDAL - 6,5: Replacé dans l'axe pour l'occasion, il a hérité du brassard de capitaine à la sortie d'Alou Diarra et a fait honneur à ce statut de vice-capitaine. Que ce soit avec Younès Kaboul ou Adil Rami à ses côtés, il n'a jamais semblé en mal de repères et a largement contribué à tenir la baraque. Un match solide et sérieux qui peut reposer la question de son positionnement en équipe de France. Patrice EVRA - 7: Discret en début de match, il a pourtant sonné la charge passé le quart de jeu, perçant plein axe jusqu'à se retrouver dans la surface de réparation adverse (18e). Hormis cette belle chevauchée, le Mancunien a assumé ses tâches défensives à merveille, autoritaire sur son flanc gauche pour couper aux opportunités polonaises, en première période notamment (29e et 35e). Il aurait pu être averti en deuxième période pour une intervention musclée et acrobatique... (69e) Alou DIARRA - 4: Parfois nerveux et fébrile à la récupération, le capitaine des Bleus au coup d'envoi a peiné à s'imposer dans l'entrejeu. Pas toujours heureux dans son orientation du jeu, souvent timoré dans ses initiatives, il a cédé sa place à la pause à Abou DIABY - 5,5, lequel s'est encore illustré dans sa protection du ballon, sans toutefois faire la différence. Marvin MARTIN - 7: S'il s'est éteint petit à petit après l'heure de jeu, le jeune Sochalien, révélation du précédent match contre l'Ukraine, a encore montré de belles choses ce soir. Altruiste et doté d'une bonne vision du jeu, il n'a pas ménagé ses efforts pour donner le tournis à ses gardes du corps polonais, distillant ici et là quelques ballons bien ajustés. En fin de rencontre, sa frappe flottante après un ultime coup de rein aurait mérité meilleur sort (89e). Yohan CABAYE - 5,5: Remplacé dès la mi-temps par Yann M'VILA - 6, il n'a pas eu le temps de s'exprimer pleinement, si ce n'est sur coup de pied arrêté. Auteur de coups francs intéressants à l'attention de ses partenaires - comme sur cette tête de Guillaume Hoarau en tout début de match (5e) - il a été parfaitement suppléé dans cet exercice par Marvin Martin après sa sortie. Son remplaçant rennais, lui, s'est distingué dans son orientation du jeu, toujours juste et précise. Mathieu VALBUENA - 4: Motivé et actif, le Marseillais l'a sans conteste été dans ce match. Pourtant, il n'a jamais pu faire réellement la différence sur le côté, souvent malheureux dans ses dribbles et pas plus en réussite dans ses frappes. Témoins ces deux tirs sans danger pour le portier adverse en seconde période (58e et 64e). Remplacé à la 73e minute par un Florent MALOUDA - non noté - qui a bien failli adresser une passe décisive à Guillaume Hoarau dès son entrée en jeu (74e). Guillaume HOARAU - 4: Malgré une tête de bon augure à la retombée d'un coup franc de Yohan Cabaye en début de partie (5e), le Parisien n'a pas convaincu à l'offensive, irréprochable en revanche dans le repli et les ingrates tâches défensives. Lancé dans l'axe par Florent Malouda peu avant le dernier quart d'heure (74e), il aurait pu sauver son match s'il s'était montré plus saignant. Remplacé par un Kévin GAMEIRO - non noté - qui a tout juste eu le temps de faire quelques bons appels. En vain.