Murray: "Une bonne préparation"

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Murray: "Une bonne préparation"
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Andy Murray a remporté dimanche le Masters 1000 de Cincinnati en profitant en finale de l'abandon d'un Novak Djokovic (6-4, 3-0 ab.) souffrant de l'épaule droite. L'Ecossais est seulement le deuxième joueur à battre le n°1 mondial cette saison et compte bien se servir de cette victoire comme une rampe de lancement pour remporter son premier Grand Chelem à l'US Open, son tournoi préféré.

Andy Murray a remporté dimanche le Masters 1000 de Cincinnati en profitant en finale de l'abandon d'un Novak Djokovic (6-4, 3-0 ab.) souffrant de l'épaule droite. L'Ecossais est seulement le deuxième joueur à battre le n°1 mondial cette saison et compte bien se servir de cette victoire comme une rampe de lancement pour remporter son premier Grand Chelem à l'US Open, son tournoi préféré. Andy, qu'est-ce que cela représente pour vous de remporter ce tournoi pour la deuxième fois ? Je suis content d'avoir gagné. C'est une très bonne semaine pour moi après les difficultés que j'ai eues la semaine dernière à Montréal (il s'était incliné dès son entrée en lice). Je n'ai pas perdu le moindre set et j'ai battu de bons joueurs comme David Nalbandian, Mardy Fish en demi-finale qui a joué un très bon tennis ou Novak en finale. C'est dommage que les choses se soient terminées ainsi contre lui mais je pense que nous avons joué un très bon premier set tous les deux. Des longs échanges, des beaux coups, c'est une bonne préparation en vue de l'US Open. La dernière fois que vous avez gagné le tournoi ici en 2008, vous avez ensuite atteint la finale de l'US Open. Ce tournoi semble être une bonne préparation pour vous en vue du dernier Grand Chelem de l'année. Les conditions de jeu sont assez similaires à celles de New York. L'air est généralement humide et les courts sont semblables à ceux de Cincinnati. Lorsqu'on joue bien ici, à Cincinnati, ça aide, cela donne de la confiance pour aborder l'US Open dans les meilleurs conditions. Je vais tout faire pour gagner l'US Open. De plus en plus de joueurs semblent touchés par les blessures en cette deuxième partie de saison. On ne peut pas être au top toute la saison. Novak a déjà eu une année très chargée derrière lui, il a disputé beaucoup de matches. Moi aussi, j'ai eu des petits pépins physiques cette saison, et même cette semaine. Ce sont des choses qui arrivent. Vous avez l'impression que nous sommes souvent blessés. Mais dans des sports collectifs comme le football, les joueurs sont blessés toutes les semaines. Nous sommes sur le circuit onze mois par an et cette saison, c'est la première fois que Novak abandonne. Mais c'est sûr qu'on ne peut pas être à 100% lors de tous les matches. Le but est d'arriver à 100% sur chaque Grand Chelem, ça a vraiment été mon objectif cette année et je crois que j'y suis assez bien parvenu jusqu'alors. "J'aurais bien sûr voulu remporter ce tournoi en servant pour le match" Qu'est-ce que l'on ressent lorsque l'on joue contre le n°1 mondial, et qu'on parvient à le breaker d'entrée comme vous aujourd'hui ? Il faut être à 100% à chaque début de match, dès le premier point. Le début d'une rencontre, surtout face aux meilleurs joueurs du monde, est très important. Faire le break d'entrée, cela donne beaucoup de confiance. Un bon début peut être la clé du match, surtout lorsque l'on joue en deux sets gagnants. Est-ce que le fait que Novak ait abandonné vous a gâché votre plaisir de remporter le tournoi ? Oui, un peu. J'aurais bien sûr voulu remporter ce tournoi en servant pour le match. Mais cela arrive parfois. Si je regarde ma semaine, elle a vraiment été très bonne. En ce qui concerne ce dernier match, j'étais content de la façon dont les choses se déroulaient avant que Novak abandonne. Quand avez-vous réalisé qu'il souffrait de l'épaule ? J'ai vu qu'il avait mal à la fin du premier set et vers le début du second quand il a commencé à servir moins vite. Surtout lorsque je fais le break en début de deuxième manche, cela est devenu évident qu'il était gêné. Avant le match, je ne savais pas qu'il avait des douleurs à l'épaule. J'étais concentré sur mon propre jeu car il frappait tout de même très bien dans la balle. "Physiquement, les Grands Chelems sont plus durs..." Vous avez gagné sept Masters 1000 et aucun Grand Chelem. Pourtant, certains joueurs affirment qu'il est beaucoup plus difficile de remporter un Masters 1000. Etes-vous d'accord ? Ce sont des tournois complètement différents. Je ne pense pas que cela soit plus dur de remporter un Masters 1000. Dans ces tournois, il ne faut pas avoir de mauvais jours car ce ne sont que des matches en deux sets gagnants et l'on peut donc très vite se faire sortir. Il faut aussi jouer cinq jours de suite sans pouvoir travailler certains aspects de notre jeu entre deux matches alors que cela est possible dans les Grands Chelems puisque nous ne jouons qu'un jour sur deux. Mais physiquement, les Grands Chelems sont plus durs car il faut rester concentré deux semaines. C'est votre quatrième victoire contre Djokovic. Qu'est-ce qui vous réussit si bien face à lui ? Je pense que les conditions de jeu ont joué un grand rôle lors de mes victoires face à lui. J'ai bien joué en finale du tournoi de Miami (en 2009) alors qu'il faisait très chaud. Il y a trois ans, ici, en finale, le soleil tapait très fort aussi et aujourd'hui, il faisait aussi très chaud jusqu'à ce que les nuages arrivent à la fin du premier set. J'aime jouer sous la chaleur, peut-être lui un peu moins. Djokovic et Nadal ne sont pas au mieux physiquement. Federer ne joue pas à son meilleur niveau. Pensez-vous que c'est le bon moment pour vous pour remporter l'US Open ? On ne peut pas savoir. Ils vont peut-être tous se qualifier pour les demi-finales à New York. C'est sûr que s'ils perdent rapidement dans le tournoi, mes chances vont augmenter. Mais je pense qu'ils seront tous prêts lorsque l'US Open débutera et qu'il joueront un bon tennis, bien meilleur que celui qu'ils ont pratiqué ici.