Murray succède à Austin

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Murray succède à Austin
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Andy Murray a décroché la timbale, dimanche en finale du tournoi du Queens, en domptant James Blake au terme d'une rencontre disputée en deux manches (7-5, 6-4). Une première depuis 71 ans sur les gazons londoniens. De bon augure à huit jours du début de Wimbledon...

Andy Murray a décroché la timbale, dimanche en finale du tournoi du Queens, en domptant James Blake au terme d'une rencontre disputée en deux manches (7-5, 6-4). Une première depuis 71 ans sur les gazons londoniens. De bon augure à huit jours du début de Wimbledon... Bunny Austin a désormais un successeur. Dernier vainqueur Britannique au Queen's, Austin attendait cela depuis 1938. Depuis lors, ils s'y êtaient tous cassés les dents, le dernier en date étant Tim Henman, trois fois finaliste, jamais titré. Et puis est arrivé Andy Murray. Numéro trois mondial, le natif de Dunblane n'avait encore jamais remporté de tournoi sur gazon. Depuis ce dimanche, l'anomalie est corrigée.Après avoir franchi les premières étapes sans difficulté, Andy Murray se préparait à défier un autre Andy, Roddick, quadruple vainqueur au Queen's club. Mais profitant du renoncement de l'Américain, blessé, en demi-finales, c'est finalement James Blake qui se présentait face à l'Ecossais. Malgré un pourcentage de première balle douteux (48%), Murray remportait le premier set en réalisant le break à 5-5. Bien plus efficace sur sa mise en jeu, l'Ecossais concrétisait son unique balle de break de la deuxième manche, lors du fameux septième jeu, avant de filer vers une victoire finalement tranquille (7-5, 6-4).Wimbledon, le vrai rendez-vousC'est un challenge d'une tout autre importance qui attend Andy Murray ces prochaines semaines. L'Ecossais va porter à lui seul les espoirs de toute une nation, qui attend le succès de l'un de ses enfants en simple messieurs à Wimbledon depuis Fred Perry, en 1936. La comparaison avec Tim Henman revient encore tout naturellement. Dans la même situation, l'Anglais avait à chaque fois échoué aux portes de la finale sur le All England Club, craquant quatre fois en demi-finales. Numéro trois mondial depuis le mois de mai, performant à Roland-Garros (quart de finaliste), et jamais inquiété cette semaine à Londres (aucune manche concédée), tous les feux sont au vert pour Andy Murray avant Wimbledon. L'an passé, l'Ecossais était tombé face à Nadal en quarts de finale. Mais l'Espagnol, en délicatesse avec un genou droit qui l'a obligé à déclarer forfait cette semaine au Queen's, est toujours incertain pour le troisième Grand Chelem de l'année. Rappelons également qu'en 2008, le Majorquin avait réalisé le doublé Queen's-Wimbledon. L'exemple parfait pour Murray...