Murray-Nadal, net et sans bavure

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Murray-Nadal, net et sans bavure
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Sans surprise, Andy Murray et Rafael Nadal seront au rendez-vous des quarts de finale de l'US Open. L'Ecossais a fait voler en éclats le jeune Américain Donald Young (6-2, 6-3, 6-3), tandis que le n°2 mondial a passé sa colère de la veille sur le pauvre Gilles Muller (7-6, 6-1, 6-2). Andy Roddick, vainqueur de David Ferrer (6-3, 6-4, 3-6, 6-3), jouera lui son premier quart à New York depuis 2008.

Sans surprise, Andy Murray et Rafael Nadal seront au rendez-vous des quarts de finale de l'US Open. L'Ecossais a fait voler en éclats le jeune Américain Donald Young (6-2, 6-3, 6-3), tandis que le n°2 mondial a passé sa colère de la veille sur le pauvre Gilles Muller (7-6, 6-1, 6-2). Andy Roddick, vainqueur de David Ferrer (6-3, 6-4, 3-6, 6-3), jouera lui son premier quart à New York depuis 2008. Murray à l'expérience Battu au troisième tour l'an dernier par Stanislas Wawrinka, Andy Murray n'imaginait pas une seule seconde s'arrêter en huitièmes de finale cette année à l'US Open. Sans forcer, l'Ecossais s'est donc hissé en quarts en dominant l'ex-futur grand espoir du tennis américain Donald Young en trois manches (6-2, 6-3, 6-3). Les deux journées quasi blanches n'ont pas eu d'emprise sur son jeu, bien en place, avec les variations incessantes qui le caractérise. Mais le match s'est sans doute joué avant, dans la gestion des reports et du stress inhérent. Un cas de figure nouveau pour Young, qu'il n'a pas su appréhender au mieux. Murray, lui, connaît. Cela s'appelle l'expérience. Stoppée la veille à 2-1 en faveur de Young, la partie a duré moins de deux heures. Peut-être prévenu que la pluie pouvait refaire son apparition à Flushing Meadows, Murray a ciselé le scénario de la rencontre en profitant en grande partie des nombreuses fautes directes de son adversaire (53 au total). Seul point noir à relever, une qualité de première balle en-deçà de ses canons habituels. Mais contre Young, il n'a pas eu à élever son niveau de jeu dans des sphères inexplorées. Contre Isner ou Simon, ce sera sans doute une autre affaire. Nadal se venge sur Muller, Roddick surprend Très énervé la veille contre les organisateurs qui l'ont lancé sur un Stadium Arthur-Ashe aux airs de patinoire, Rafael Nadal a passé ses nerfs sur Gilles Muller. Pas dans le premier set puisque la machine espagnole n'était pas encore en route, au point d'être mené 3-0 d'entrée, mais dans les deuxième et troisième manches, le n°2 mondial a soufflé son adversaire (7-6, 6-1, 6-2). Le grand service du Luxembourgeois et ses frappes à plat des deux côtés avaient gêné l'Espagnol au troisième tour de Wimbledon il y a quelques semaines (victoire 7-6, 7-6, 6-0). Pas suffisamment ce mercredi pour dévier Nadal de sa route vers les quarts qu'il atteint pour la cinquième fois de sa carrière et la quatrième année consécutive. Avant d'éventuellement retrouver Andy Murray en demi-finale, pour la troisième fois de la saison à ce stade de la compétition en Grand Chelem, Nadal devra négocier son obstacle le plus compliqué depuis le début de la quinzaine new-yorkaise. Ce sera Andy Roddick, tombeur de David David Ferrer sur le court...n°13. Une situation assez ubuesque pour les deux joueurs qui avaient disputé la veille quatre jeux sur le Louis-Armstrong qu'ils ont retrouvé en fin de matinée. Mais après seulement deux nouveaux jeux, l'Américain faisait constater que le ciment faisait des cloques en raison de l'humidité des derniers jours. Après une heure et demie passée dans les vestiaires, Roddick et Ferrer prenaient finalement la direction du plus lointain court n°13 pour y disputer l'une des affiches des huitièmes de finale... Malgré ce courroux, l'ancien n°1 mondial, habitué à fouler exclusivement le court Arthur-Ashe à Flushing Meadows, n'était absolument pas perturber et franchissait l'obstacle ibère en quatre sets (6-3, 6-4, 3-6, 6-3). Heureux au point d'entamer un tour d'honneur, le vainqueur de l'édition 2003 est toujours en course. A la surprise (quasi) générale.