Murray, le serial winner

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Murray, le serial winner
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Invaincu depuis l'US Open, Andy Murray est bien l'homme en forme de cette fin de saison. L'Ecossais, titré trois fois sur la tournée asiatique, fait forte impression à Bercy. Après Chardy, c'est Andy Roddick que l'Ecossais a découpé (6-2, 6-2) ce jeudi pour se hisser le premier en quarts de finale. Il se pose logiquement en favori de l'épreuve parisienne.

Invaincu depuis l'US Open, Andy Murray est bien l'homme en forme de cette fin de saison. L'Ecossais, titré trois fois sur la tournée asiatique, fait forte impression à Bercy. Après Chardy, c'est Andy Roddick que l'Ecossais a découpé (6-2, 6-2) ce jeudi pour se hisser le premier en quarts de finale. Il se pose logiquement en favori de l'épreuve parisienne. "C'est un peu nouveau". Questionné mercredi après sa victoire sur Jérémy Chardy au sujet de sa série d'invincibilité - désormais portée à seize matches - Andy Murray admettait qu'il n'était pas habitué à enchaîner ainsi les victoires. L'Ecossais n'est pourtant pas le premier venu mais il a rarement depuis le début de sa carrière connu un état de grâce prolongé. Seulement, depuis sa défaite en demi-finales de l'US Open face à Rafael Nadal, le n°3 mondial n'a plus perdu. Sa tournée asiatique a été couronnée de trois titres, à Bangkok, Tokyo et Shanghai. Après trois semaines de coupure, le Britannique n'a pas perdu la recette du succès. Andy Roddick, réduit au rang de simple faire-valoir ce jeudi lors du troisième tour à Bercy, peut en témoigner. En à peine plus d'une heure (1h01), Murray a rappelé à l'Américain à quel point il se trouvait aujourd'hui loin des tout meilleurs. Et en breakant l'ancien n°1 mondial dès le premier jeu, le rouquin de Dunblane a ôté tout suspense à une partie à sens unique. L'Ecossais aura toutefois trouvé le temps de faire admirer son coup de raquette, précis et tranchant. Avec seulement quatre jeux abandonnés (6-2, 6-2), comme au Queen's l'été dernier lors de leur dernier affrontement, Murray a signifié à Roddick qu'il ne concourait plus dans la même catégorie de poids lourds. Alors que Djokovic et Federer reprennent leurs repères sur le circuit - avec plus de facilité pour le Suisse - suite à sept semaines de coupure, que Nadal prépare activement mais loin de Bercy le Masters et la finale de la Coupe Davis, Murray surfe sur une vague de confiance qui en fait le membre du carré magique le plus affûté en cette fin d'année. En se qualifiant ce matin pour les quarts de finale au POPB, ce pour la quatrième fois, il a égalé sa meilleure performance. Il a clairement les armes en main pour faire mieux cette fois , on prend les paris ?