Murray, le gros couac

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Murray, le gros couac
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Aminci, conséquence d'un régime alimentaire auquel il s'est astreint durant l'été, Andy Murray n'a pas pesé lourd sur le court central de Montréal, mardi, lors de son entrée en matière. L'Ecossais, tenant du titre du Masters 1000 canadien, a été bouté hors du tournoi par le Sud-africain Kevin Anderson à la surprise générale (6-3, 6-1).

Aminci, conséquence d'un régime alimentaire auquel il s'est astreint durant l'été, Andy Murray n'a pas pesé lourd sur le court central de Montréal, mardi, lors de son entrée en matière. L'Ecossais, tenant du titre du Masters 1000 canadien, a été bouté hors du tournoi par le Sud-africain Kevin Anderson à la surprise générale (6-3, 6-1). Andy Murray n'avait pas perdu que du poids sur le court central de Montréal. Son talent aussi. L'Ecossais, double tenant du titre du Masters 1000 canadien, qui alterne chaque année entre Toronto et Montréal, a chuté dès la deuxième journée. A croire que le régime alimentaire auquel il s'est astreint cet été ne portera pas ses fruits tout de suite. Premier des joueurs exemptés de premier tour à entrer en scène, le n°4 mondial a été haché menu par Kevin Anderson, grande tige sud-africaine dont l'arme première est le service. Si lui était totalement opérationnel mardi, Murray était complètement HS. Difficile d'expliquer autrement son élimination en à peine plus d'une heure de jeu (1h09). En panne de première balle, d'inspiration, le rouquin de Dunblane n'a même pas pu être sauvé par sa hargne habituelle. Il venait pourtant de vanter les bienfaits de sa perte de poids. "Après dix heures de sommeil, j'étais quand même fatigué, avait-il confié pour expliquer ses baisses de régime physiques. Maintenant, après une nuit de huit heures, je me sens frais. Je récupère mieux de mes matches, aussi. Cela fait toute la différence. C'est une question d'équilibre. J'ai perdu du poids et j'ai maintenant un poids stable. C'est plus efficace." Cela restera encore à prouver lors de ses prochaines sorties tant la prestation livrée à Montréal a frisé le ridicule pour un joueur de son pedigree. Habituellement très fort lors de cette tournée américaine, Murray n'a réussi à inscrire que quatre jeux contre un joueur qu'il avait balayé lors de leur seule confrontation à Melbourne début 2010 (6-1, 6-1, 6-2, ndlr). Il lui manquait trop d'ingrédients dans son jeu cette fois-ci pour enrayer la machine sud-africaine, lancée à plein régime d'entrée. Anderson, vainqueur de Pablo Andujar hier, a rapidement mené 3-0 et n'a jamais baissé d'intensité. Murray, qui ne s'est procuré que deux balles de break en fin de match, aura cédé sa mise en jeu à quatre reprises, trop handicapé par un service indigne de son niveau. Balayé sans avoir pu réagir (6-3, 6-1), le Britannique va aussi perdre tous les points de sa victoire acquise l'an dernier à Toronto. Quand on vous dit qu'il n'y a pas que le poids...