Muller, la preuve par trois

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Muller, la preuve par trois
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Malgré la combativité d'un Robert Huff vainqueur des deux dernières manches de la saison, dimanche à Macao, Yvan Muller s'est adjugé le titre de champion du monde WTCC 2011. Au volant de sa Chevrolet, l'Alsacien a terminé deuxième et troisième des courses du jour, gardant ainsi trois petits points d'avance sur son coéquipier et rival britannique. C'est la troisième fois que l'intéressé est sacré dans la discipline.

Malgré la combativité d'un Robert Huff vainqueur des deux dernières manches de la saison, dimanche à Macao, Yvan Muller s'est adjugé le titre de champion du monde WTCC 2011. Au volant de sa Chevrolet, l'Alsacien a terminé deuxième et troisième des courses du jour, gardant ainsi trois petits points d'avance sur son coéquipier et rival britannique. C'est la troisième fois que l'intéressé est sacré dans la discipline. En ralliant la cause de Chevrolet l'an dernier, après quatre saisons de loyaux services et un titre mondial décroché en 2008 sous la bannière de Seat, Yvan Muller a assurément fait le bon choix. Flanqué de "la meilleure voiture du plateau" de son propre aveu, l'intéressé a cueilli ce week-end son troisième titre WTCC, conservant ainsi la couronne coiffée en 2010 à l'issue de sa première année avec la marque de Detroit. Un nouveau triomphe acquis de haute lutte. Cette saison, selon ses mots, son coéquipier lui a donné "du fil à retordre", à tel point qu'Yvan Muller l'avoue: "Robert Huff mérite autant que moi ce titre". Oui mais voilà, l'Alsacien a bien fait la différence, pour trois points, malgré les deux victoires de son rival anglais ce week-end sur les deux dernières manches du championnat 2011. Deuxième quant à lui de la première course, le Français pouvait se contenter d'une quatrième place en seconde instance pour décrocher la timbale ; il a finalement accroché le podium, non sans s'être illustré par un dépassement massif au 9e tour, tandis qu'il passait en revue les Tarquini (Seat), Engstler (BMW), Bennani (BMW) et Nikyaer (Seat). "Ce week-end était certainement le plus dur de ma carrière, soufflait sitôt le titre assuré Yvan Muller. Tout le monde m'attendait et avait confiance en moi. Si je n'avais pas gagné, tout le monde aurait été déçu. C'est pour ça que je devais remporter ce titre." Et l'Alsacien de poursuivre, manifestement ému: "Ces cinq dernières années, j'ai toujours été champion ou deuxième, c'est ce dont je suis le plus fier. » Avec un quatrième sacre désormais en ligne de mire, lui qui vient d'égaler le recordman de titres dans la discipline, Andy Priaulx ? "Je rempile, c'est sûr, mais je ne cours pas à tout prix après les records, prévient-il. Trois titres, c'est déjà formidable. Si j'en obtiens un quatrième, ce sera tant mieux mais pour l'instant, je vais savourer celui-ci..."