Muffat déçue de son bronzage

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Muffat déçue de son bronzage
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NATATION - De nouveau médaillée de bronze, cette fois sur 200 m, Muffat nourrit des regrets.

Muffat, deux fois troisième. Déjà médaillée de bronze sur 400 m, dimanche, la Française Camille Muffat a remis ça mercredi, sur 200 m, où elle a terminé troisième d'une finale remportée à nouveau par l'Italienne Federica Pellegrini, qui réalise le doublé 200-400 m. Les deux nageuses, parties prudemment, ont fini très fort et avalé littéralement la Néerlandaise Femke Heemskerk, meilleure performeuse de l'année mais à bout de souffle en fin de course (7e). A lire : Muffat ne s'en contente pas

Humeur chafouine. Ses deux médailles de bronze ne font pas le bonheur de la jeune Française, 21 ans. Après sa troisième place sur 200 m - une performance, car elle n'avait que le 4e temps des finalistes -, Muffat s'est présentée en zone mixte le regard fermé. "C'est plus décevant encore aujourd'hui (mercredi)", a-t-elle regretté au micro de France 2. "Je pensais que je pouvais faire mieux. Il va falloir que j'apprenne à gérer ce type d'épreuves. Je suis déçue." Muffat n'est peut-être pas seulement qu'une éternelle insatisfaite. Elle incarne sans doute aussi ce nouvel état d'esprit français qui ne se contente plus des accessits. A lire : Muffat : "c'est encourageant"

Federica Pellegrini, sur 200 m (930x620)

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La reine Pellegrini. Ce n'était pas seulement qu'une affaire de "jouer à domicile". Deux ans après son sacre, chez elle, à Rome, Federica Pellegrini a conservé ses deux titres mondiaux sur 200 et 400 m. Trois jours après le 400, elle a parfaitement maîtrisé sa finale du 200, avec une tactique de course savamment mise au point avec son entraîneur Philippe Lucas. "On a analysé les adversaires. On a essayé de mettre les choses en place. Fallait pas s'énerver au départ", a commenté, placide, le charismatique coach français, dont c'est un petit peu aussi le doublé.

Michael Phelps, sur 200 pap (930x620)

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La légende Phelps. Dix ans. Dix ans que Michael Phelps n'a plus perdu un 200 m papillon lors d'une grande compétition internationale, championnats du monde ou Jeux olympiques. Mercredi, face au Japonais Takeshi Matsuda, auteur de la meilleure marque de la saison, l'Américain a dominé son sujet, livrant son effort dans de la dernière longueur. Il s'agit du 23e titre de champion du monde du géant de Baltimore qui, quelques minutes plus tard, s'est qualifié pour la finale du 200 m 4 nages dans le sillage de son rival Ryan Lochte. Comme ça, tranquille. A lire : Phelps reçu cinq sur cinq

Meynard et Gilot au rendez-vous. Les Français William Meynard (48"25, 3e temps) et Fabien Gilot (48"46, 8e et dernier temps) se sont qualifiés mercredi pour la finale du 100 m. Le meilleur ennemi des Français, le champion du monde en titre, le Brésilien Cesar Cielo, a lui aussi décroché son billet avec le cinquième chrono. L'Australien James Magnussen, déjà impressionnant lors du relais 4x100 m dimanche, a confirmé son statut de favori de l'épreuve en étant le seul à passer sous les 48 secondes en demi-finales (47"90).

Sun Yang (930x620)

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Le triomphe de Sun Yang. La superstar de la natation chinoise, Sun Yang, a décroché son premier titre à Shanghai, en dominant largement la finale du 800 m, avec la troisième meilleure performance de tous les temps (7'38"57).

Rouault, le trou d'air. Deuxième Français présent en finale mercredi avec Camille Muffat, Sébastien Rouault est passé à côté de sa finale du 800 m. Huitième et dernier, à plus de 17 secondes du vainqueur, le nageur français a avoué sa déception en zone mixte. Il lui reste le relais 4x200 m et le 1.500 m pour faire mieux.

Felipe Franca, champion du monde du 50 m brasse (930x620)

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Felipe Franca, le colosse brésilien. Après Cesar Cielo sur 50 m papillon, un autre Brésilien, Felipe Franca, s'est imposé sur la plus courte des distances, mais en brasse cette fois. Il s'agit de Felipe Franca, un nageur au physique assez atypique.