MU s'en sort encore

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MU s'en sort encore
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Bousculé une grande partie du match à West Brom, Manchester United a malgré tout assuré l'essentiel en l'emportant (2-1), en ouverture de la 21e journée de Premier League. Les Red Devils ne sont pas flamboyants, loin de là, mais Manchester n'a toujours pas perdu un seul match de la saison. Et Rooney a enfin marqué.

Bousculé une grande partie du match à West Brom, Manchester United a malgré tout assuré l'essentiel en l'emportant (2-1), en ouverture de la 21e journée de Premier League. Les Red Devils ne sont pas flamboyants, loin de là, mais Manchester n'a toujours pas perdu un seul match de la saison. Et Rooney a enfin marqué. Le début d'année aurait vraiment pu être pire pour Manchester. Il aurait dû être pire, si West Brom avait montré un minimum de réalisme samedi, en ouverture de la 21e journée de Premier League. Au lieu de quoi, Manchester n'a toujours pas perdu et a même encore gagné (2-1). Déjà tenu en échec à Birmingham mardi (1-1), MU n'avait pas non plus convaincu face à Sunderland (2-0) dimanche dernier, malgré la victoire. A West Brom, le paradoxe a dépassé l'entendement, au vu du décalage entre le jeu proposé par les Red Devils et le résultat final. Mangés en première période, avec une arrière-garde chancelante et surtout un Gary Neville aux abois, toujours dominés après le repos, les Mancuniens ont probablement accueilli le penalty manqué par Odemwingie (63e) comme un signe. Celui que rien ne pourrait leur arriver aujourd'hui. Un sentiment conforté 12 minutes plus tard, avec le but décisif de Chicharito sur un corner de Rooney, qui s'était libéré d'un poids en tout début de match en inscrivant son premier but sur action de jeu depuis le mois de... mars. Soit 1 418 minutes de jeu. Un but de la tête en forme d'immense délivrance donc, qui doit beaucoup à l'apathie de la défense de West Brom mais aussi aux deux joueurs français de MU. Titularisé d'entrée côté gauche, Obertan - qui s'est montré nettement moins en réussite par la suite - donne à Evra, dont le centre trouve le crâne de Rooney au point de penalty (0-1, 3e). L'international anglais peut aussi remercier Scott Carson, incroyablement bienveillant sur cette reprise pourtant mollassonne... Après ce deuxième but de la saison pour la star des Red Devils (le premier avait été inscrit sur penalty face à West Ham, lors de la 2e journée), Manchester passe en sous-régime complet. 17 tirs pour West Brom, 5 pour MU Morrison égalise rapidement d'une superbe demi-volée de l'extérieur de la surface, suite à une mauvaise relance de la tête de Vidic et grâce à un marquage bien lâche d'Evra (1-1, 14e). Manchester encaisse son premier but en première période depuis le 26 septembre dernier, mais Thomas (23e), Brunt (26e) et Dorrans (45e+1) font passer d'autres frissons dans le dos de sir Alex Ferguson, qui a bien compris que son équipe n'y est pas. Le coach mancunien passera toute la seconde période debout, parlant énormément aux joueurs comme pour les rassurer après tant de fautes techniques ou de marquage. Assez rarissime à Manchester... Pas meilleurs après la pause, les leaders de Premier League peuvent encore souffler lorsque Brunne (47e) et Scharner (53e) manquent la cible. Puis carrément pousser un énorme ouf de soulagement, lorsqu'Odemwingie rate complètement son penalty suite à une faute indiscutable de Ferdinand sur Thomas (63e). Sa première faute de la saison en Premier League, pour l'anecdote. Et comme une évidence, alors que Manchester pouvait presque se contenter du point du nul au vu du scénario, Chicharito inscrit le but de la victoire en reprenant de la tête un corner de Rooney à l'entrée de la surface de but (1-2, 75e). Ce n'était décidément pas le match des défenses, puisque le Mexicain bénéficie sur le coup des immenses largesses de ses adversaires. West Brom ne lâche pas pour autant, Thomas est encore à deux doigts d'égaliser mais Ferdinand repousse juste devant sa ligne (82e). Malgré ses 62% de possession de balle, malgré ses 17 tirs contre 5 pour Manchester (8 tirs cadrés à 3), le 14e de Premier League doit laisser la victoire au leader. On peut appeler ça, peut-être, la chance du champion.