MU à la trappe !

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MU à la trappe !
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Sensation au Parc Saint-Jacques ! En battant Manchester United (2-1), mercredi soir, lors de la 6e journée de la Ligue des champions, le FC Bâle a indiqué la porte de la sortie aux Red Devils, reversés en Ligue Europa. Le finaliste de la Ligue des champions quitte sans gloire la compétition avant-même les huitièmes de finale. Pour le plus grand bonheur d'Alexander Frei et sa bande.

Sensation au Parc Saint-Jacques ! En battant Manchester United (2-1), mercredi soir, lors de la 6e journée de la Ligue des champions, le FC Bâle a indiqué la porte de la sortie aux Red Devils, reversés en Ligue Europa. Le finaliste de la Ligue des champions quitte sans gloire la compétition avant-même les huitièmes de finale. Pour le plus grand bonheur d'Alexander Frei et sa bande. On peut avoir été trois fois finaliste de la Ligue des champions en quatre ans et quitter l'édition suivante dès la phase de poules. On peut rire au nez d'un journaliste lorsque celui-ci vous demande si vous êtes en difficulté dans votre groupe, et finalement se faire éliminer sans gloire par le Benfica Lisbonne et le FC Bâle. C'est la mésaventure, pratiquement historique, qui est arrivée ce mercredi à Sir Alex Ferguson, et à son équipe de Manchester United. Coup de tonnerre sur le Vieux Continent, les Red Devils ne seront plus de la partie en C1 au printemps prochain. A trop s'approcher du feu, le champion d'Angleterre en titre s'est brûlé les ailes. Par contrainte ou par choix, au rythme des blessures et des suspensions, ou par simple volonté de turnover, Ferguson n'a que trop rarement mis son équipe-type en Ligue des champions. Pour preuve, les doublettes Fletcher-Carrick, Rooney-Anderson ou encore Giggs-Jones alignées au milieu de terrain par le manager écossais. Résultat, si MU a battu deux fois le très modeste Otelul Galati, il s'est cassé les dents en concédant trois matches nuls parfois rocambolesques contre Benfica et Bâle, et une défaite en Suisse mercredi soir (2-1), qui a précipité son élimination, la première depuis la saison 2005-2006. Benfica, déjà, était de la partie. Intenable Shaqiri Mais cette année, c'est donc Bâle qui a joué le rôle de l'éxécuteur. Le contrat était clair pour les hommes d'Heiko Vogel : une victoire et le FCB était au rendez-vous des huitièmes de finale pour la deuxième fois de son histoire. Dans un Parc Saint-Jacques prêt à s'enflammer, l'exploit s'est rapidement dessiné. Dès la 9e minute, la défense mancunienne panique. Smalling et Vidic se gênent, et laissent Shaqiri centrer sur De Gea, qui repousse comme il peut sur Streller, pour l'ouverture du score (1-0, 9e). MU tatonne, MU n'y est pas, et il faut attendre la demi-heure de jeu pour voir la première occasion anglaise. Ou plutôt le premier raté de Rooney, incapable de reprendre un centre de Nani (30e), avant de trouver les bras de Sommer dans la foulée (35e). Cette première période est un cauchemar pour Ferguson, qui perd son capitaine, Vidic, salement touché au genou (43e). Après le repos, Rooney continue de voir la réussite le fuir, et voit son ballon tutoyer la lucarne de Sommer (50e). Muet depuis près de deux mois, l'international anglais, orphelin d'Hernandez, aura tout tenté, en vain. A voir Rooney tout rater (66e, 74e), Bâle se met à y croire. Chaque action suisse est poussée par la clameur des spectateurs, et il faut un exploit de De Gea pour empêcher Frei de doubler la mise (56e). Lorsque Steinhöffer expédie sur sa barre transversale un centre de Nani (62e), les Suisses se disent qu'il ne peut plus rien leur arriver. Et c'est Alexander Frei, déjà auteur d'un doublé à l'aller (3-3), qui profite de l'apathie de Smalling pour surprendre De Gea au second poteau, sur un centre de l'intenable Shaqiri (2-0, 84e). Le but de Phil Jones (2-1, 90e) et le "Fergie Time" resteront insuffisants...