Mourinho : "Paris ? Pourquoi pas ?"

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Mourinho : "Paris ? Pourquoi pas ?"
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FOOT - Le coach portugais se livre dans L'Equipe et évoque notamment son attrait pour le PSG.

Rarement dans l'histoire du football un entraîneur n'avait autant capté la lumière. Il faut reconnaître que José Mourinho a tout : une belle gueule, un palmarès – notamment deux Ligues des champions avec deux clubs différents -, et une faconde sans pareille. L'entraîneur le mieux rémunéré au monde (13,5 millions d'euros annuels !) en livre encore un bel aperçu dans un entretien paru lundi dans L'Equipe.

Le coach du Real y aborde notamment trois points : son intérêt pour le PSG, la réussite actuelle de Karim Benzema et la difficulté d'être qui il est dans la vie de tous les jours.

Les contacts avec le PSG. Dans les semaines qui ont suivi son limogeage de Chelsea le 19 septembre 2007, José Mourinho confirme qu'il a été "proche" de s'engager avec le PSG. Mais, finalement, cela ne s'est pas fait. Pour quelle raison ? "Je ne sais pas", répond "Mou". "Peut-être à cause de la sensation que l'Angleterre, l'Espagne ou l'Italie sont des championnats plus puissants, et que nous devons profiter des meilleures années de notre carrière pour travailler là où le niveau d'exigence est le plus élevé." Le Portugais s'étonne que la capitale de la France ne dispose pas d'un club "de dimension mondiale".

"Paris est un cas unique. C'est quand, la dernière fois que Paris a disputé la Ligue des champions ? 2004 ? C'est impensable, dans une ville qui aime autant le football, qui compte autant d'immigrés, portugais et autres." Peut-on espérer à l'avenir voir Mourinho s'asseoir sur le banc du PSG ? "Pourquoi pas ? Quand je choisis mes clubs, je me préoccupe toujours, en premier, de ma famille. Qu'elle soit dans une jolie ville pour se sentir heureuse. Pour l'instant, nous avons vécu à Londres, Milan, Madrid. Objectivement, Paris entre dans cette catégorie. Le problème se situe juste au niveau du football." Un vrai problème, donc. A lire : Mourinho à Paris, oui mais non...

Les progrès de Benzema. En deux mois, Karim Benzema semble être devenu l'arme fatale dont rêvait son entraîneur en début de saison. "Il a progressé parce que son entraîneur est exigeant, qu'il lui a demandé un comportement différent, à l'entraînement et sur le terrain", explique le technicien portugais. "Et il a progressé parce qu'il s'est lui-même convaincu que c'était important pour lui."

Mourinho confirme également que l'attaquant tricolore s'est livré le 22 janvier dernier, lors d'une mise au vert. "Il m'a dit : "Dis-moi point par point quel type de comportement tu veux que j'adopte sur le terrain. Et je vais aller exactement dans la direction que tu désires. Je ne veux pas laisser passer ma chance à Madrid, je veux réussir, je veux gagner." A partir de ce moment-là, tout le monde a pu constater la transformation." Depuis la réception de Majorque en Liga, le 23 janvier dernier, Benzema a inscrit douze buts en douze matches. A lire :Benzema, simplement heureux

La difficulté d'être Mourinho. Revers de sa célébrité, chacun des gestes du Portugais est scruté et analysé. Il confesse que cela est parfois difficile à vivre. : "je suis lassé d'être José Mourinho socialement. Mais je l'assume parfaitement sur le plan professionnel, parce que c'est ma vie, parce que j'aime entraîner des clubs très ambitieux. Non, le plus dur, c'est la vie courante : aller à la plage l'été pour me reposer avec ma famille, aller faire les magasins avec mon épouse, c'est impossible. Je ne peux pas aller voir mon fils jouer au foot comme n'importe quel autre père. Alors oui, de ce point de vue, ça me fatigue un peu."