Mourinho ne sait pas perdre

  • A
  • A
Mourinho ne sait pas perdre
Partagez sur :

Injustice, dégoût et... élimination. José Mourinho avait opté pour la posture de la victime après la demi-finale aller de la Ligue des champions perdue face au Barça (0-2). En demandant à ses joueurs de miser sur la défense et le jeu dur, on s'expose forcément à commettre des fautes et prendre des cartons. Ce fut le cas mercredi. Mais pour l'entraîneur portugais tout est de la faute de l'arbitre.

Injustice, dégoût et... élimination. José Mourinho avait opté pour la posture de la victime après la demi-finale aller de la Ligue des champions perdue face au Barça (0-2). En demandant à ses joueurs de miser sur la défense et le jeu dur, on s'expose forcément à commettre des fautes et prendre des cartons. Ce fut le cas mercredi. Mais pour l'entraîneur portugais tout est de la faute de l'arbitre. La méthode est connue. Et la victimisation systématique de José Mourinho après une défaite aussi. L'entraîneur portugais parvient bien souvent à tirer la quintessence de ses effectifs ce qui lui a permis de remporter de nombreux trophées. Il aime à répéter que la manière lui importe peu du moment que ses équipes finissent par l'emporter, un système qui a forcément ses limites comme ce fut le cas mercredi soir face au Barça. Il était entendu que passer son temps à défendre et jouer dur ne pourrait pas éternellement fonctionner. La physionomie de la rencontre aurait pu lui donner raison si l'on considère qu'obtenir un 0-0 à domicile représente un bon résultat. Mais à force de jouer avec le feu, on se brûle. Et s'il peut incriminer une fois un arbitre, quand en trois rencontres consécutives face au Barça, son équipe propose à chaque fois du jeu dur (ce qui ne signifie pas que les Blaugrana n'ont pas aussi joué dur et mis des coups) et que lors des trois rencontres son équipe a terminé à 10, c'est qu'il y a un souci. Cette fois, Pepe, déjà très limite lors de la réception de Barcelone en championnat a été expulsé. Et le match a ensuite tourné en faveur d'un Barça plus joueur et d'un Leo Messi encore une fois décisif. Le Barça, Villar Guardiola et l'Unicef Loin de reconnaître les torts éventuels de ses choix ou du jeu de son équipe, José Mourinho a donc décidé de s'en prendre à Wolfgang Stark, l'arbitre de la rencontre qui aurait donc éliminé son équipe à lui tout seul. A coup de « pourquoi ? », l'entraîneur du Real a refait le monde et les dernières victoires du Barça en Ligue des champions, revenant évidemment sur l'épisode de la demi-finale perdue avec Chelsea. Il a énuméré Stark, Ovrebo, De Bleecker, Busacca tous coupables à ses yeux d'avoir un jour donné un coup de pouce aux Blaugrana. Il a surtout clairement accusé les dirigeants catalans d'influer en sous-main. "Je ne sais pas si c'est à cause de la publicité de l'Unicef (sur le maillot du Barça) ou à cause des amitiés de Villar à l'UEFA, dont il est le vice-président. Je ne sais pas si c'est parce qu'ils sont si gentils, mais ils disposent d'un grand pouvoir. Nous, les autres, n'avons aucune chance", a-t-il lâché en conférence de presse. Le club catalan pourrait d'ailleurs porter plainte après cette sortie. On passera sur le "A la place de Guardiola j'aurais honte..." Et comme pour mieux avaliser l'élimination de son équipe et diminuer un éventuel succès de son adversaire en finale, Mourinho a ajouté: "Josep Guardiola est un fantastique entraîneur mais il a gagné une Ligue des champions d'une manière qui m'aurait posé problème, après le scandale de Stamford Bridge (en 2009 contre Chelsea en demi-finale). Et cette année, s'il la remporte à nouveau, ce sera après le scandale de Bernabeu." Avant cela, il y aura tout de même un match retour.