Mourinho à Paris, oui mais non...

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Mourinho à Paris, oui mais non...
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Après s'être fait un nom à Porto et une réputation à Chelsea, José Mourinho a bien failli prendre en mains le PSG, au printemps 2008, avant d'opter finalement pour l'Inter Milan. Quelques mois après son départ contraint de Londres, le technicien portugais a hésité à relever le challenge parisien. Une information surprenante livrée par l'intéressé même ce lundi dans les colonnes de L'Equipe.

Après s'être fait un nom à Porto et une réputation à Chelsea, José Mourinho a bien failli prendre en mains le PSG, au printemps 2008, avant d'opter finalement pour l'Inter Milan. Quelques mois après son départ contraint de Londres, le technicien portugais a hésité à relever le challenge parisien. Une information surprenante livrée par l'intéressé même ce lundi dans les colonnes de L'Equipe. Claude Makelele, Ludovic Giuly, Guillaume Hoarau et... José Mourinho! L'intersaison 2008 aurait pu être plus folle encore pour le PSG. Charles Villeneuve n'était pas encore arrivé au club avec son intention de décomplexer une équipe passée tout près d'une humiliante relégation lors du précédent exercice que le technicien portugais hésitait à jouer les sauveurs du vaisseau parisien. Contraint de quitter Chelsea quelques mois plus tôt - en septembre 2007 - pour incompatibilité d'humeurs avec son président, celui que Londres appelait alors The Special One allait finalement opter pour l'Inter Milan, dès le 2 juin 2008, avec la réussite que l'on sait. Et le PSG de poursuivre sa route cahoteuse sous les ordres de Paul Le Guen. Ce choix, José Mourinho en personne s'en explique aujourd'hui dans les colonnes de L'Equipe. A la question de savoir pourquoi sa venue à Paris n'a finalement pu se concrétiser, l'intéressé répond ceci: "Je ne sais pas. Peut-être à cause de la sensation que l'Angleterre, l'Espagne ou l'Italie sont des championnats plus puissants, et que nous devons profiter des meilleures années de notre carrière pour travailler là où le niveau d'exigence est le plus élevé." Autrement dit, si la capitale française est attractive, la Ligue 1, elle, ne l'est pas. Ce que l'actuel entraîneur du Real Madrid confirme: "Quand je choisis mes clubs, je me préoccupe toujours, en premier, de ma famille. Qu'elle soit dans une jolie ville pour se sentir heureuse. Pour l'instant, nous avons vécu à Londres, Milan, Madrid. Objectivement, Paris entre dans cette catégorie. Le problème se situe juste au niveau du football." Et le stratège lusitanien de s'interroger sur le manque de résultats d'un club appartenant à une ville d'exception. Un mystère à ses yeux, au vu du potentiel de toute grande capitale. "J'ai déjà dit que je ne comprenais pas comment une des plus grandes capitales du monde pouvait ne pas avoir un club de dimension mondiale. Paris est un cas unique. C'est quand, la dernière fois que Paris a disputé la Ligue des champions ? 2004 ? C'est impensable, dans une ville qui aime autant le football, qui compte autant d'immigrés, portugais et autres." Une réflexion qui ne manquera pas de trouver un certain écho, à l'heure où le PSG, cinquième de l'élite, est justement en train de perdre du terrain dans la course à la Ligue des champions...