Morvan comme au bon vieux temps

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Morvan comme au bon vieux temps
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Et de trois pour Gildas Morvan ! Après ses victoires en 2000 et 2003, le skipper de Cercle Vert a signé samedi un troisième succès sur la Generali Solo qui renaît de ses cendres cette année après une éclipse de quatre ans. Fort d'un petit point d'avance vendredi soir sur Fabien Delahaye, le Breton a tenu bon en s'imposant lors de l'ulime manche courue samedi à Porquerolles.

Et de trois pour Gildas Morvan ! Après ses victoires en 2000 et 2003, le skipper de Cercle Vert a signé samedi un troisième succès sur la Generali Solo qui renaît de ses cendres cette année après une éclipse de quatre ans. Fort d'un petit point d'avance vendredi soir sur Fabien Delahaye, le Breton a tenu bon en s'imposant lors de l'ulime manche courue samedi à Porquerolles. Bon an, mal an, Gildas Morvan est en train de se forger l'un des plus solides palmarès de la voile française. Un palmarès qui s'est bâti quasi exclusivement sur la classe Figaro - l'intéressé n'étant jusqu'ici jamais parvenu à réunir le budget nécessaire pour s'aligner sur la classe dite supérieure de l'Imoca - et s'est enrichi ce samedi d'une troisième victoire sur la Generali Solo. Une bien belle manière de fêter la renaissance d'une course qui, faute de partenaire (Generali se lançant alors sur le Vendée globe avec Yann Eliès), n'avait plus été courue depuis 2006. A l'époque déjà, le skipper de Cercle Vert faisait régulièrement partie des prétendants à la victoire sur une épreuve, mélange de parcours bananes au contact et d'étapes plus hauturières, qu'il a remportée deux fois (2000 et 2003), sans compter de nombreuses places d'honneur, notamment deux deuxièmes places en 2004 et 2005. Tout ça pour dire que le temps n'a pas de prise sur le talent du géant de Landéda qui, à 42 ans, peut être considéré comme le meilleur spécialiste actuel d'une classe Figaro qu'il a fait sienne depuis maintenant quinze ans. Et si la concurrence ne cesse de pointer du nez, notamment la "nouvelle" génération incarnée par les Fabien Delahaye, Morgan Lagravière, Anthony Marchand, Thomas Ruyant et autres, elle a pris une leçon de Figaro sur cette Generali Solo. Intraitable en fin de parcours Car après des débuts moyens à Marseille (cinquième et treizième des manches courues dans la rade phocéenne), le skipper de Cercle Vert n'a eu de cesse de monter en puissance, se classant d'abord troisième de l'étape entre Marseille et Leucate avant de réussir une démonstration de force lors du Grand Prix de Leucate avec à la clé trois victoires et une deuxième place sur les cinq manches courues ! Dès lors, le Finistérien devenait l'homme à abattre, notamment par Fabien Delahaye qui, au bénéfice de sa troisième place entre Leucate et Porquerolles (Morvan terminant dixième), lui a contesté jusqu'à la veille de l'ultime manche la victoire finale. Mais comme à Leucate, le "Géant vert" va profiter des parcours bananes pour définitivement écarter son rival, en se classant deuxième et premier des deux manches courues vendredi avant de terminer en apothéose en gagnant le petit côtier disputé samedi. Bref, il fallait sans doute être un extraterrestre pour priver Gildas Morvan de ce troisième succès sur la Generali Solo qui lui permet d'effacer la déception de la Transat Bénodet-Martinique en avril (neuvième à cause d'une casse d'étai) et vient compléter un palmarès déjà bien garni: trois titres de champion de France de course au large en solitaire (2009, 2008 et 2000), des victoires sur la Transat BPE 2009, le Trophée BPE 2001, le Tour de Bretagne 2003 et 2001, la Route du Ponant 2002, la Course des Falaises 2008, sans compter d'innombrables places d'honneur, notamment sur la Route du Rhum, terminée au deuxième rang en 2006 en Class 40, et surtout sur cette "satanée" Solitaire du Figaro, qui, depuis une quinzaine d'années, continue à lui échapper, parfois de très peu (quatre places sur le podium, dont une deuxième en 2008). Autant dire que ce succès sur la Generali Solo ne pourra qu'apporter le plein de confiance à Gildas Morvan en vue de la classique estivale, mais ne lui dites pas trop fort, il a déjà entendu cette rengaine plusieurs fois...