Mormeck-Klitschko, les meilleurs ennemis

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Mormeck-Klitschko, les meilleurs ennemis
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Ensemble, Jean-Marc Mormeck et Wladimir Klitschko ont de nouveau rencontré la presse ce lundi, à Paris. Le Français et l'Ukrainien sont toujours en tournée de promotion pour leur championnat du monde, qui se déroulera le 10 décembre prochain à Düsseldorf. Comme il y a deux semaines en Allemagne, les deux boxeurs ont joué la carte de la sympathie. Ambiance.

Ensemble, Jean-Marc Mormeck et Wladimir Klitschko ont de nouveau rencontré la presse ce lundi, à Paris. Le Français et l'Ukrainien sont toujours en tournée de promotion pour leur championnat du monde, qui se déroulera le 10 décembre prochain à Düsseldorf. Comme il y a deux semaines en Allemagne, les deux boxeurs ont joué la carte de la sympathie. Ambiance. On a bien rigolé ! On nous avait conviés à une conférence de presse en présence de Jean-Marc Mormeck et de Wladimir Klitschko, ce lundi, dans les salons de la Mairie de Paris. On a eu droit, nous journalistes, à une promotion de leur futur combat, qui aura lieu le 10 décembre prochain sous le toit rétractable de l'ESPRIT arena de Düsseldorf, construit spécialement pour la Coupe du monde de football de 2006. Cependant, les deux boxeurs étaient bel et bien là, attablés côte à côte, dans la pièce Georges Bertrand, du nom de l'artiste qui l'a peinte, noire de monde pour l'occasion. Mormeck était seul, mais Jean-Philippe Lustyk, le maître de cérémonie, gardait un oeil bienveillant sur lui. De son côté, Klitschko pouvait compter sur l'appui de son manager, Bernd Bönte, et sur une interprète. Voilà pour le décor. Dans les faits et gestes, Mormeck et Klitschko, dont c'était la seconde rencontre publique, après celle qui s'est tenue en Allemagne il y a quasi deux semaines, sont apparus décontractés, souriants et, peut-être même, un peu insouciants. Surtout "JMM", tout simplement "heureux" d'en être arrivé là, lui l'ancien mi-lourds puis lourds-légers. De son point de vue, ce championnat du monde WBA, IBO, IBF et WBO des poids lourds s'apparente au "plus gros défi de (ma) sa carrière", c'est l'occasion unique pour lui de réussir là où les Français Georges Carpentier (1921) et, ensuite, Lucien Rodriguez (1983) ont échoué. "Je le redis: je veux ses ceintures", a répété "The Marksman" (le tireur d'élite). Et je vais gagner !" Il y a entre ces deux champions une certaine forme d'admiration "Ses ceintures", elles étaient juste devant lui aujourd'hui, posées sur un comptoir telle une récompense promise au vainqueur. Pourtant, Mormeck n'a pu les toucher qu'avec les yeux. C'est le risque qu'il encourt: effleurer son rêve, le caresser du bout des doigts, jusqu'à ce que, malheureusement pour lui, celui-ci ne lui échappe et ne se transforme en cauchemar. Un cauchemar nommé Klitschko, médaillé d'or aux Jeux Olympiques de 1996 à Atlanta, qui compte 56 victoires (dont 49 par KO) pour seulement 3 défaites à son palmarès. Bref, pour reprendre l'adverbe à la mode, le roi de la catégorie reine. "C'est beau de rêver, s'est d'ailleurs moqué l'Ukrainien. La boxe ressemble à une partie d'échecs. Et avec Jean-Marc Mormeck, ce sera échec et mat !" Comme le prouvent ses railleries, et de nombreuses autres ("Pourquoi changer une équipe qui gagne ?" par rapport à sa collaboration avec son entraîneur Emanuel Steward, "Ils ont tous un plan avec le combat, mais plus rien sur le ring !", "Personne ne m"arrêtera !"), Klitschko, très attentif aux propos de Mormeck, n'a pas hésité à répondre du tac au tac à son rival. Mais, toujours avec respect, avec élégance. "Je le prends vraiment au sérieux", a-t-il assuré, en regardant "J2M". À n'en pas douter, il y a entre ces deux champions, non pas une amitié profonde à cause de la barrière de la langue, mais une certaine forme d'admiration. Qu'il faudra rompre le soir venu. "Je veux ce qu'il a, donc il faut que je lui casse la gueule, a conclu le Guadeloupéen, dans un grand éclat de rires. Il n'y a plus qu'à !"