Moreau: "Tours est prenable"

  • A
  • A
Moreau: "Tours est prenable"
Partagez sur :

Quatre jours seulement après avoir titillé le Tours Volley-ball sur son parquet (3-2), l'AS Cannes repart au combat face à ces mêmes Tourangeaux, ce mercredi, au Palais des Victoires, lors de la confrontation retour des demi-finales du Championnat de France. Très en vue à l'aller, le pointu azuréen, Marien Moreau, est persuadé qu'il y a un coup à jouer à la maison et que sa formation a les armes pour décrocher un billet pour un match d'appui en terres tourangelles trois jours plus tard.

Quatre jours seulement après avoir titillé le Tours Volley-ball sur son parquet (3-2), l'AS Cannes repart au combat face à ces mêmes Tourangeaux, ce mercredi, au Palais des Victoires, lors de la confrontation retour des demi-finales du Championnat de France. Très en vue à l'aller, le pointu azuréen, Marien Moreau, est persuadé qu'il y a un coup à jouer à la maison et que sa formation a les armes pour décrocher un billet pour un match d'appui en terres tourangelles trois jours plus tard. Marien, comment analysez-vous ce revers concédé sur le fil face à Tours (3-2), en match aller des demi-finales du Championnat de France ? J'ai un double sentiment. Le premier, c'est qu'on avait vraiment le match en mains et on n'arrive pas bien à comprendre comment on a pu le laisser filer dans les deux dernières manches. Le deuxième, c'est qu'on a maintenant la preuve que Tours est tout à fait prenable et qu'en y étant un peu plus, on a les armes pour arriver à les faire tomber. On va commencer par essayer de le faire à domicile pour ensuite arriver à un match d'appui là-bas où on pourra prendre notre revanche du premier match. Regrettez-vous de ne pas avoir concrétisé votre domination après la troisième manche ? Forcément, on a des regrets. Si on l'avait emporté, on serait dans une situation assez confortable avant ce match retour. Mais il ne faut pas s'attarder là-dessus et oublier cela le plus rapidement possible. Il faut penser aux deux matches qui viennent et se demander ce qu'on pourrait faire personnellement pour que ça le fasse cette fois-ci. Il faudra gagner trois sets et ne pas s'arrêter à deux comme au match aller. Comment expliquez-vous ce relâchement lors des deux ultimes sets ? On ne s'attendait pas à les dominer comme cela. On a très bien joué dès le début puis on a eu un petit relâchement par la suite. On ne l'a pas bien supporté. On a peut-être eu la peur de gagner. On servait moins fort. Ils en ont profité pour changer de passeur, avec l'entrée en jeu de Loïc De Kergret, qui en a profité pour produire un jeu plus rapide qui nous a bien déstabilisé. On n'a jamais réussi à revenir dans la partie. "Jouer à la maison, c'est aussi un gros avantage" Dans quels secteurs de jeu avez-vous péché en fin de match ? Comme je le disais, on a moins bien servi et le passeur en face a pu distribuer le jeu comme il le voulait. Forcément derrière, notre qualité de bloc était moins forte et ils en ont profité pour revenir dans une dynamique intéressante. Quand ils lâchent les chevaux, ça peut faire mal. Pensez-vous qu'il y a un coup à jouer face à Tours à la maison ? J'en suis persuadé. Même chez eux, en cas de match d'appui, on aura nos chances. Sur un match, tout est possible, on n'est pas encore mort. L'équipe est super soudée. Je reste assez optimiste. On a l'impression que depuis le début des play-offs, Tours accuse le contrecoup des efforts fournis durant toute la saison. Ça me fait rigoler ça. C'est aussi ce que disait Poitiers. On a tous eu la même saison. On a aussi joué la Champions League. On a eu des blessés à répétition. Chaque équipe a son lot de difficultés. Certes, ils ont eu deux matches de Coupe de France, mais c'était il y a quinze jours, ils ont eu le temps de récupérer depuis. Si on avait disputé toute la saison au complet, je pense qu'on aurait été mieux classé aussi. Aujourd'hui, les équipes se valent, elles veulent toutes aller au bout, c'est pour cela que ça se resserre logiquement. Qu'est ce qui pourrait faire pencher la balance en votre faveur lors de ce match retour ? Il faudra reproduire le jeu que l'on a fait lors des trois premiers sets là-bas. Il faudra cette fois-ci y croire jusqu'à la fin du match. Je pense que ça passera avec l'appui de notre public. Jouer à la maison, c'est aussi un gros avantage. On n'a perdu aucun match dans notre salle lors de la phase retour du championnat. Je suis vraiment confiant pour mercredi. "Ce serait super de pouvoir ajouter une ligne au palmarès du club" Le titre de champion de France, plus qu'un rêve, est-ce devenu un objectif ? C'était l'objectif du début de saison, on ne l'a jamais caché. Lorsque l'on évolue dans des clubs comme Tours, Cannes ou Poitiers, chaque année, l'objectif est de gagner. Forcément, plus on approche de l'échéance, plus on y pense. On met tout en oeuvre pour y arriver collectivement. D'autant que le titre de Champion de France est l'un des rares trophées qui manque à votre tableau de chasse. C'est vrai. C'est pour ça aussi que ça me tient à coeur. L'année dernière, on a perdu en finale face à ces mêmes Tourangeaux. Aussi bien pour moi que pour l'équipe, ce serait super de pouvoir ajouter une ligne au palmarès du club. Comment vous-sentez-vous physiquement après vos blessures contractées au pied et à la cheville en fin de saison ? Tout est réglé. Je me sens très bien. Cela m'a permis de souffler, je suis revenu vraiment en forme. J'espère qu'on va passer pour que je puisse exploiter cela au maximum. Vous semblez en jambes, en témoigne votre solide prestation affichée face à Tours. Il faudra un grand Marien Moreau pour ramener un résultat du Palais des Victoires. Il faudra effectivement un grand Marien Moreau mais il faudra aussi un grand Kevin Le Roux, un grand Gerald Hardy-Dessources, un grand Toafa Takaniko pour battre Tours en play-offs. Il faudra que tout le monde soit au top. On y travaille depuis un ou deux mois maintenant. J'espère que ce sera le cas.