Montpellier, un cran au-dessus

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Montpellier, un cran au-dessus
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Les hommes de Galthié et Béchu ont fait respecter la hiérarchie, mercredi soir, en s'imposant à Vénissieux devant le LOU (10-30). Ce match en retard de la 10e journée du Top 14 permet à Montpellier de remonter à la 8e place alors que le promu lyonnais reste scotché à la dernière place. Et le calendrier qui l'attend ne risque pas de changer sa situation.

Les hommes de Galthié et Béchu ont fait respecter la hiérarchie, mercredi soir, en s'imposant à Vénissieux devant le LOU (10-30). Ce match en retard de la 10e journée du Top 14 permet à Montpellier de remonter à la 8e place alors que le promu lyonnais reste scotché à la dernière place. Et le calendrier qui l'attend ne risque pas de changer sa situation. Vénissieux n'a pas frissonné. Le public du Matmut Stadium, dans lequel le LOU disputait mercredi son deuxième match après celui face à Toulon en Challenge européen, n'a pas assisté à l'exploit que Raphaël Saint-André espérait pour que son équipe batte Montpellier. L'entraîneur lyonnais redoutait les Héraultais dans ce match en retard de la 10e journée. "Je pense qu'on va jouer contre le finaliste de l'année dernière, car ce n'est plus la même équipe que celle qui a commencé la saison", nous confiait le frère du « Goret » avant la rencontre. Il ne s'était pas trompé. Les hommes de Galthié et Béchu ont étouffé les Lyonnais notamment en première période, s'appuyant également sur le pied de Bustos Moyano toujours aussi précieux (7 sur 9), 20 points à son actif. Vainqueur 30-10, Montpellier remonte au 8e rang alors que les promus ne décollent pas d'une dernière place qu'ils occupaient depuis la veille, et le succès étriqué de Biarritz sur Bayonne (21-19). Avec l'Usap, Toulon et Clermont comme menu du Top 14 pour terminer l'année, les coéquipiers de Xavier Sadourny risquent de vivre encore des moments délicats: "On partait de trop loin. Il n'y a pas grand-chose à dire quand on tombe sur meilleur que soi. Ce soir, on a pris un coup sur la tête car on ne s'attendait pas forcément à ça..." Un tel écart de niveau entendait celui qui est entré au centre en seconde période. Il faut dire que la première était tout simplement à sens unique. Le promu n'a existé que dans la dernière minute du temps réglementaire en poussant dans les 22 mètres adverses. Tchougong croit même avoir marqué un essai mais l'arbitrage vidéo lui donne tort (40e), comme au puissant Gorgodze en début de rencontre côté héraultais (13e). Audrin enfonce le clou A la pause, un essai de Pulou (32e) et l'adresse de Bustos Moyano donne un avantage plus que logique aux Montpelliérains (0-14) face à des Lyonnais handicapés par le carton jaune reçu par N'Zi (31e). Si le LOU retrouve des couleurs et de l'agressivité en début de seconde, ce n'est qu'illusion. Un essai est de nouveau refusé par la vidéo (44e) avant que les protégés de Saint-André et Lazerges inscrivent enfin leurs premiers points par l'intermédiaire d'une pénalité de Loursac (3-14, 45e). Mais Bustos Moyano continue de sanctionner l'indiscipline rhodanienne. Après trois pénalités, les hommes de Galthié et Béchu ont fait le plus dur à 20 minutes du terme (3-23, 60e). L'orgueil du LOU, récompensé par un essai de Ratianidze, et transformé par Loursac (10-23, 66e), procure une petite joie de courte durée, Audrin, en contre, replace les siens à bonne distance de leurs hôtes trois minutes plus tard (10-30, 69e). Les espoirs du LOU s'envolent définitivement et la fin de l'année s'annonce ombrageuse.