Montpellier sur un nuage

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Montpellier sur un nuage
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Montpellier vice-champion de France, c'est l'improbable, mais si vivifiante histoire de cette saison de Top 14, marquée comme rarement par la métamorphose d'une équipe promise à la lutte pour le maintien et finalement capable de déjouer tous les pronostics jusqu'au Stade de France. L'effet Galthié-Béchu a porté le MHR au sommet, ou presque. Forcément, le plus dur commence.

Montpellier vice-champion de France, c'est l'improbable, mais si vivifiante histoire de cette saison de Top 14, marquée comme rarement par la métamorphose d'une équipe promise à la lutte pour le maintien et finalement capable de déjouer tous les pronostics jusqu'au Stade de France. L'effet Galthié-Béchu a porté le MHR au sommet, ou presque. Forcément, le plus dur commence. "Ici, ici, c'est Montpellier !" Ce tube de la fin de saison, c'est presque toute la France du rugby qui l'a repris, sous le charme de ce Montpellier Hérault Rugby renversant, passé en l'espace d'une saison du statut de candidat au maintien à celui de prétendant au Brennus ; au point que seul l'ogre toulousain saura lui contester le Bouclier dans les dix dernières minutes de la finale au Stade de France. Une première pour un club, né il y a seulement vingt-cinq ans, mais l'objet d'une métamorphose aussi inattendue que spectaculaire. La méthode Galthié-Béchu a porté ses fruits au-delà de toutes les espérances, investissant toutes les composantes d'un groupe, où les cadres, hautement qualifiés en leur qualité d'internationaux, mais aussi d'enfants du pays, auront joué le rôle de parfaits relais d'un discours qui a fait mouche. Montpellier a réussi la gageure de séduire par le jeu et de briller par son efficacité pour poser tout au long de son parcours les jalons d'une ambition nouvelle. Capable de venir s'inviter à la table des puissants et de prendre au-delà de sa part au festin des ténors, le MHR s'est construit un avenir. Une folle ascension, doublée dans la coulisse d'un sauvetage financier, qui paraît de nature à pérenniser l'aventure au plus haut niveau. A Montpellier, plus rien ne sera jamais comme avant. Et c'est bien là le plus important. L'oeil de Yann DELAIGUE: "On les voyait jouer le maintien et c'est la grande surprise. Ce groupe s'est construit sur l'affectif à n'en pas douter, élevé par Eric Béchu et Fabien Galthié, qui ont su tirer la quintessence de chaque joueur au profit du collectif. C'est un vrai travail de fond, auquel s'est ajouté ce brin de réussite, que les Montpelliérains ont su provoquer. On ne peut évidemment pas passer à côté de quelques individualités, je pense à "Fufu" (Ouedraogo), à Julien Thomas et à François (Trinh-Duc), qui ont su tirer le groupe vers le haut. C'est mérité, au-delà de ces quelques signes du destin. Tout le monde, je crois, est quelque part tombé amoureux de cette équipe. Qu'elle soit remerciée d'avoir apporté ce vent de fraîcheur sur notre championnat." Le "prono" de DELAIGUE: "Le plus dur, compte tenu d'un effectif pas forcément très riche, va être de continuer à progresser, sauf que Montpellier compte beaucoup d'internationaux, dont l'absence risque de beaucoup peser durant la Coupe du monde. Je crains à la fois une reprise, mais par extension une saison vraiment difficile pour les Héraultais, qui de plus vont forcément être attendus tous les week-ends." A suivre: Le bilan de TOULOUSE