Montpellier soulagé

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Montpellier soulagé
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Au pied du mur avant de recevoir Toulon vendredi soir, Montpellier a évité de glisser à la dernière place grâce à son premier succès de la saison obtenu face à Toulon (19-6) lors de la 6e journée du Top 14. Les Héraultais, orchestrés par une charnière de juniors, ont opposé leur envie à des stars toulonnaises bien décevantes. De quoi retrouver le sourire avant une trêve de deux semaines.

Au pied du mur avant de recevoir Toulon vendredi soir, Montpellier a évité de glisser à la dernière place grâce à son premier succès de la saison obtenu face à Toulon (19-6) lors de la 6e journée du Top 14. Les Héraultais, orchestrés par une charnière de juniors, ont opposé leur envie à des stars toulonnaises bien décevantes. De quoi retrouver le sourire avant une trêve de deux semaines. Une grosse bouffée d'oxygène. Le moral dans les chaussettes après leur deuxième défaite de la saison concédée à domicile la semaine passée face au promu bordelais, les Montpelliérains ont enfin connu la joie de gagner un match cette saison. Devant Toulon, lors de ce choc rebaptisé « scooter cup » en mémoire du pari pris et gagné par Fabien Galthié en fin de saison dernière avant l'ultime levée du Top 14 face à ces mêmes Varois, les vice-champions de France ont offert leur prestation la plus aboutie depuis la reprise face à une décevante équipe du RCT. Toujours sans Bernard Laporte sur le banc, bloqué à Paris en raison de ses obligations de consultant durant la Coupe du monde, Toulon a déçu, une semaine après une belle démonstration devant le Stade Français. Pourtant avant le coup d'envoi Montpellier avait tout d'une proie facile. Déjà battus à quatre reprises, les Héraultais, toujours privés de ses onze internationaux et pas épargnés par les blessures (Tomas, Paillaugue, Fakaté, Jgenti, Audrin, Tuilevuka), proposaient une équipe expérimentale, notamment à la charnière où les jeunes Eric Escande et Ilian Perraux, 37 ans à eux deux, démarraient pour la première fois ensemble chez les grands. Mais ces deux juniors n'ont pas raté leur première, ne souffrant même pas de la comparaison avec leurs homologues Cibray et Pretorius, ce dernier tout de même sacré champion du monde avec les Boks en 2007. Nagusa ouvre aussi son compteur Dans un match guère emballant, les deux équipes s'en sont d'abord remis à leurs buteurs. Pretorius était le premier à dégainer, sanctionnant l'une des nombreuses fautes héraultaises du début de partie (0-3, 15e). Son alter ego, Bustos-Moyano, redevenu buteur du fait de la relégation de Lagarde sur le banc, manquait de précision sur sa première tentative mais ne tardait pas à régler la mire. Grâce à lui les locaux rejoignaient les vestiaires à la pause avec six longueurs d'avance (9-3, 40e). Si Pretorius rapprochait les Toulonnais dès le retour des 30 acteurs sur le terrain (9-6, 44e), assez vite les Montpelliérains posaient leur patte sur ce deuxième acte. Et les joueurs du duo Galthié-Béchu étaient récompensés, non sans réussite, au moment d'inscrire le seul essai de la soirée. A l'origine de l'action une tentative de drop de Lagarde depuis la ligne médiane mais l'ouvreur remplaçant, entré sur le terrain juste avant pour soulager Perraux perclus de crampes, voyait sa tentative renvoyée par le poteau. Là, profitant de la passivité de la défense varoise, le Fidjien Nagusa, meilleur marqueur d'essais du MHR la saison dernière, se transformait en footballeur pour dribbler au pied avant de ramasser le ballon et d'aplatir entre les poteaux. Avec la transformation de Bustos-Moyano, Montpellier prenait le large (19-6, 57e) avant de bien maîtriser la fin de la rencontre. Ovationnés par le public d'Yves-du-Manoir, réconcilié avec son équipe, les Héraultais quittaient la pelouse le sourire aux lèvres, une première depuis le début de la saison. Bon pour le moral avant deux semaines de trêve. D'autant qu'à Bayonne dans quinze jours, le MHR enregistrera peut-être le retour de ses premiers mondialistes, Gorgodze et Matadigo en tête.