Montpellier s'est fait peur

  • A
  • A
Montpellier s'est fait peur
Partagez sur :

Vainqueur de sa huitième Coupe de la Ligue le week-end dernier, Montpellier avait encore suffisamment de force et d'appétit pour l'emporter à l'arraché face au voisin nîmois (34-33), mercredi, lors de la douzième levée de Ligue 1. Emmenés par leur tout nouveau champion des champions, Nikola Karabatic, les Héraultais conservent leur invincibilité après un match qui avait tout l'air d'un piège et qui s'est joué dans le money-time.

Vainqueur de sa huitième Coupe de la Ligue le week-end dernier, Montpellier avait encore suffisamment de force et d'appétit pour l'emporter à l'arraché face au voisin nimois (34-33), mercredi, lors de la douzième levée de Ligue 1. Emmenés par leur tout nouveau champion des champions, Nikola Karabatic, les Héraultais conservent leur invincibilité après un match qui avait tout l'air d'un piège et qui s'est joué dans le money-time. C'est sans doute ça la force des grandes équipes. Celle de ne jamais fléchir, de ne jamais lâcher du lest, alors que le contexte du moment s'y prêterait volontiers. Trois jours après avoir remporté sa huitième Coupe de la Ligue en neuf éditions, Montpellier n'est pas tombé dans le piège tendu par le voisin nîmois (34-33), mercredi, en match avancé de la douzième journée de Division 1. L'accumulation des rencontres, certaines plus importantes que les autres comme celle de dimanche en Ligue des champions contre Szeged, n'est donc pas un problème pour la troupe de Patrice Canayer, qui continue son parcours sans-faute en championnat. Mais qui fut bonne pour une belle frayeur. Pour fêter dignement ce nouveau trophée sur le plan national mais aussi son joueur vedette, Nikola Karabatic, élu champion des champions français 2011 par L'Equipe lundi, les dirigeants héraultais avaient choisi le fabuleux écrin de l'Arena. Leurs protégés lui ont fait honneur en livrant une prestation pleine d'intensité, bien aidée par l'abnégation de l'adversaire du soir, en tête au tableau des scores jusqu'à quarante secondes de la fin. Le moment choisi pour Karabatic de sortir de sa boîte et de montrer, si tel était encore le cas, que son titre n'était pas usurpé. Avant ce final en feu d'artifice, il n'y en avait que pour Nîmes, qui regagna les vestiaires à la pause avec un petit but d'avance (15-16). Ce petit événement va électriser les débats avec des infériorités numériques et des penalties à la pelle. Les Gardois sont au bord de la rupture mais l'ailier droit Damien Scaccianoce, vient souvent à leur rescousse. Jusqu'à compter encore et toujours trois longueurs d'avance à la mi-temps de la deuxième période (24-27, 46e). On pense alors que les champions de France n'ont plus rien dans les chaussettes, après la débauche d'énergie du week-end dernier. C'était mal connaître leur science du money-time et leur culture de la gagne. "On est très heureux de gagner parce qu'on ne méritait pas forcément la victoire, confiait un Karabatic mitigé au micro de Canal Plus Sport. Ce n'est pas une excuse de jouer trois matches dans la semaine, aucun match ne se gagne facilement. On passe à deux doigts de la défaite, mais c'est bien de préserver notre invincibilité". L'essentiel est en effet sauvé pour le MHB, qui a néanmoins perdu William Accambray, blessé au doigt en toute fin de match, ainsi que beaucoup de ses forces vives en vue d'une semaine décisive en Ligue des Champions (face à Szeged dimanche) puis en D1 (à Chambéry pour le Clasico le 22 décembre).