Montpellier, réveil (trop) tardif

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Montpellier, réveil (trop) tardif
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Faute d'avoir attaqué la rencontre avec la même intensité que le week-end dernier face au Leinster, une première sanctionnée par un nul (16-16), Montpellier a raté une belle occasion dimanche en Angleterre de signer son premier succès en H Cup. Mené 13-3 à la pause, le MHR s'est réveillé trop tard pour échouer à trois points de Bath (13-16). Sa situation se complique dans la poule 3 malgré la conquête du bonus défensif.

Faute d'avoir attaqué la rencontre avec la même intensité que le week-end dernier face au Leinster, une première sanctionnée par un nul (16-16), Montpellier a raté une belle occasion dimanche en Angleterre de signer son premier succès en H Cup. Mené 13-3 à la pause, le MHR s'est réveillé trop tard pour échouer à trois points de Bath (13-16). Sa situation se complique dans la poule 3 malgré la conquête du bonus défensif. "C'est aussi l'apprentissage du haut niveau." Et les hommes de Fabien Galthié continuent de payer pour ça. Qu'ils se le disent, le (très) haut niveau ne souffre d'aucun relâchement. Les Montpelliérains en avaient fait l'expérience le week-end dernier, concédant dans les dernières minutes d'un match trop long pour eux le nul (16-16) face au Leinster, le champion d'Europe en titre. Aujourd'hui, ils doivent se contenter du seul bonus défensif sur la pelouse de Bath pour n'avoir pas attaqué la rencontre avec le degré d'exigence réclamé par la H Cup. "On ne peut pas commencer comme ça, surtout à Bath, reconnaissait à chaud François Trinh-Duc sur France 2. Donc il y a pas mal de regrets, même si on rentre avec le point de bonus défensif." Un petit point qui ne suffit pas pour échapper à la dernière place d'une poule 3 désormais dominée par le Leinster, tombeur de Glasgow avec la manière (38-13). Avec trois points à son compteur, le MHR peut encore espérer survivre à la phase de poules et se qualifier pour les quarts de finale, au moins en qualité de meilleur deuxième. Mais la formation héraultaise ne pourra pas se permettre la même entame début décembre à Glasgow que ce dimanche en Angleterre, sous peine de vivre une nouvelle désillusion. Vingt premières minutes en tout point catastrophiques, commencées par la faute au sol de Martin convertie par Donald (5e, 3-0) et conclues par le carton jaune infligé à Trinh-Duc (20e). Entre les deux, deux ballons perdus en touche et deux essais encaissés, le finaliste sortant du Top 14 faisant la connaissance de Donald, champion du monde de circonstance certes mais ouvreur de talent, sûrement ! Gorgodze sonne la charge Et dire qu'il aurait pu prolonger les festivités en Nouvelle-Zélande... "J'ai vécu des moments fantastiques, mais je suis content de reprendre la compétition et de donner un peu de direction à ma vie. Sinon, vu la folie que c'était en Nouvelle-Zélande, là-bas je serais déjà devenu un gros lard !", disait-il le matin même dans les colonnes de L'Equipe. Le public du Recreation Ground a rapidement été rassuré sur l'investissement de la dernière recrue du club, auteur d'une passe sautée pour le premier essai de Woodburn (9e, 8-0) et d'une interception suivie d'une course de 80 mètres pour le deuxième essai signé Flatman (18e, 13-0), deux inspirations non transformées. Un moindre mal donc pour le MHR, réduit à 14 dans la foulée mais qui regrettera de son côté les deux pénalités manquées par son buteur, Bustos Moyano (30e et 40e), lequel avait ouvert le compteur héraultais sur sa première tentative (27e, 13-3). La pénalité de Donald, qui se fait justice lui-même après avoir essuyé les crampons de Doumayrou, au retour des vestiaires (44e, 16-3) n'entame pas le réveil montpelliérain amorcé en fin de première période. Et c'est Gorgoze, le surpuissant troisième-ligne centre du MHR, qui sonne une fois de plus la révolte par ses charges dévastatrices, mettant son équipe dans le sens de la marche, jusqu'à l'essai de Bustos Moyano, il est vrai entaché d'un en-avant de Privat sur la dernière passe (47e, 13-8). Montpellier est lancé et l'ailier argentin, après avoir transformé son propre essai, remet son équipe à trois longueurs sur une nouvelle pénalité (53e, 16-13). Trois points que les Anglais de Bath conserveront jusqu'au bout, la faute à quelques maladresses de la part de Ouedraogo et de ses hommes mais aussi à une nette baisse de régime en fin de match, comme le week-end dernier face au Leinster. Voilà un axe de travail sur lequel Fabien Galthié et Eric Béchu insisteront sûrement avant le prochain rendez-vous européen de Montpellier le 9 décembre à Glasgow.