Montpellier privé de cadeaux

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Montpellier privé de cadeaux
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Montpellier a mal fini l'année en s'inclinant à Evian-Thonon-Gaillard (4-2) mercredi soir lors de la 19e journée de Ligue 1. Les Héraultais, qui n'auront pris qu'un point lors de leurs trois derniers matches, ont cédé leur fauteuil de leader au PSG, vainqueur à Saint-Etienne. La trêve arrive sans doute à point nommé pour la surprise de cette première moitié de saison, véritablement émoussée.

Montpellier a mal fini l'année en s'inclinant à Evian-Thonon-Gaillard (4-2) mercredi soir lors de la 19e journée de Ligue 1. Les Héraultais, qui n'auront pris qu'un point lors de leurs trois derniers matches, ont cédé leur fauteuil de leader au PSG, vainqueur à Saint-Etienne. La trêve arrive sans doute à point nommé pour la surprise de cette première moitié de saison, véritablement émoussée. Montpellier, équipe surprise de la première moitié de saison qui s'est achevée ce mercredi soir, a terminé l'année à bout de souffle. Déjà dans le dur à Valenciennes (0-1) et face à Toulouse (1-1) le week-end dernier, les hommes de René Girard sont tombés de très haut à Evian-Thonon-Gaillard à l'occasion de la dernière journée avant la trêve hivernale. Sèchement battus par le promu haut-savoyard (4-2) après avoir pourtant mené à deux reprises, les Montpelliérains ont fait preuve de beaucoup trop de maladresses pour espérer mieux de leur ultime déplacement en 2011. "On est tombé sur une bonne équipe d'Evian qui a fait preuve de plus de détermination. Quand tu prends quatre buts à l'extérieur, tu ne peux pas gagner un match, résumait sobrement Olivier Giroud devant les caméras de Foot +. Surtout si tu mènes 2-1 à une demi-heure de la fin." En marquant son 13e but de la saison, sur une petite pichenette au-dessus de Stephen Andersen (54e), le néo-international avait en effet placé, pour la deuxième fois de la soirée, les siens sur les bons rails. Mais les Héraultais, qui avaient ouvert la marque dès le retour des vestiaires par Younès Belhanda (46e), entré à la mi-temps, ont totalement craqué dans les vingt dernières minutes. Ils avaient déjà fait preuve de largesses défensives sur l'égalisation de l'ancien de la maison, Cédric Barbosa (52e), et allaient être totalement submergés par les offensives haut-savoyardes en fin de partie. Trois buts pris en sept minutes ! Incapables de fermer le jeu sous la pluie glaciale tombée sans discontinuer sur Annecy, les leaders craquaient en sept minutes, sur des buts de Khelifa (69e), Cambon (71e) et Dja Djedje (76e). Sans réaction, ou alors trop approximative, les Montpelliérains, qui auraient dû obtenir un penalty suite à une vilaine faute sur Garry Bocaly, concédaient leur quatrième défaite de la saison. "Je pense qu'il y avait la place de ramener au moins un point, reprenait Giroud. On est revenu en deuxième période avec de meilleures intentions mais, derrière, on dort. On n'a pas su gérer les points faibles. On aurait voulu partir avec le sentiment du travail bien fait. On a un goût d'inachevé." Avec un seul point pris sur neuf possibles lors de ses trois dernières sorties, le MHSC a perdu le rythme, celui infernal qu'il avait imprimé, avec le PSG, sur le championnat depuis le mois d'août. La coupure qui s'annonce fera certainement le plus grand bien à une équipe émoussée physiquement, et peut-être bien mentalement. Mais avec 37 points à mi-championnat, à trois longueurs du PSG, champion d'automne, le club de Louis Nicollin, 11e budget de l'élite, aura réussi à jouer les trouble-fêtes pendant une demi-saison. S'il veut continuer à chatouiller le PSG, Lille et Lyon, voire l'OM, il devra retrouver ses vertus dès le début de l'année prochaine.