Montpellier n'a pas la mémoire courte

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Montpellier n'a pas la mémoire courte
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Quatre jours après avoir vu son avantage de deux buts fondre comme neige au soleil en Bretagne (2-2), Montpellier n'a pas fait preuve de la même suffisance contre Ajaccio, remportant une victoire méritée (1-3), lors de la 7e journée de Ligue 1. Les réalisations de Rémy Cabella, de Marco Estrada et de John Utaka permettent même au club héraultais de reprendre la tête du classement, avec deux points d'avance sur Rennes, large vainqueur de Sochaux (6-2) et autant sur l'Olympique Lyonnais, battu à Caen (1-0).

Quatre jours après avoir vu son avantage de deux buts fondre comme neige au soleil en Bretagne (2-2), Montpellier n'a pas fait preuve de la même suffisance contre Ajaccio, remportant une victoire méritée (1-3), lors de la 7e journée de Ligue 1. Les réalisations de Rémy Cabella, de Marco Estrada et de John Utaka permettent même au club héraultais de reprendre la tête du classement, avec deux points d'avance sur Rennes, large vainqueur de Sochaux (6-2) et autant sur l'Olympique Lyonnais, battu à Caen (1-0). Ne plus se relâcher. Alors qu'il avait prévu de faire tourner son effectif dans les grandes largeurs en prévision de la réception du Paris Saint-Germain dans 72 heures, René Girard a finalement opté pour un onze de départ assez classique. Preuve que le technicien héraultais ne comptait pas usurper ce déplacement à Ajaccio, quatre jours après avoir perdu deux points sur la pelouse de Brest (2-2). Bien lui en a fut puisque son équipe a retenu la leçon de ses erreurs du week-end dernier en maintenant son avantage tout au long de la partie, pour une victoire (1-3) qui lui permet de reprendre les commandes du championnat. Finalement, seuls les supporters de la Paillade ne se sont pas montrés à la hauteur de leurs protégés en allumant des pétards en même temps que leurs homologues insulaires dès le premier quart d'heure. C'est du banc des remplaçants qu'Olivier Giroud, meilleur buteur du MHSC avec quatre réalisations, a assisté à l'avènement du jeune Rémy Cabella devant les siens. Le Corse, 21 ans et seulement trois apparitions en Ligue 1, se rappellera sans doute longtemps de son premier but sous le maillot de son club formateur dans l'élite. Un coup de tête rageur après un bon débordement de John Utaka côté gauche (1-0, 3e), qui débloqua rapidement une deuxième rencontre en moins de quatre jours, que le coach languedocien redoutait car "prouvée physiquement difficile". Ses joueurs se sont immédiatement facilités la tâche en se mettant à l'abri, six minutes plus tard, suite à un corner direct de Marco Estrada (2-0, 9e) sur lequel Guillermo Ochoa a montré certaines limites. Jourdren a tenu bon La configuration de la partie, avec ses deux buts d'avance, rappela alors aux coéquipiers de Mapou Yanga-Mbiwa le mauvais scénario du déplacement en Bretagne. On pensait que la gueulante poussée par Girard à l'issue du match n'avait pas eu l'effet escompté quand John Utaka "mangea" pas nonchalance une occasion en or, oubliant Souleymane Camara sur le coup (25e), et qu'Andy Delort effaça Geoffrey Jourdren avant de voir le capitaine héraultais effectuer un retour salvateur (30e). Heureusement pour eux, la défense acéiste, toujours aussi fébrile et désormais plus perméable de l'exercice, leur a permis de vite évacuer les doutes avec un Camara, pas rancunier et passeur décisif pour Utaka, dont la reprise à bout portant passa entre les jambes du portier mexicain (3-0, 35e). Et ni la réduction du score signée Mehdi Mostefa d'une tête décroisée (3-1, 53e), ni l'expulsion stupide d'Abdelhamid El Kaoutari, coupable d'avoir soufflé dans les bronches de M. Piccirillo après un premier carton jaune (63e), ne remirent sur leur lit de mort des Montpelliérains placés sous assistance respiratoire en seconde période. Ils pourront ainsi remercier Jourdren, qui a joué les infirmières de luxe en stoppant la tentative de Yohan Poulard (79e), ainsi que son montant gauche qui a renvoyé la puissante frappe de Christian Kinkela (82e). Il fallait au moins ces circonstances favorables pour voir un Montpellier, qui a plié sans jamais rompre, reprendre son fauteuil de leader du championnat, avec deux longueurs d'avance sur Rennes et Lyon. Et en finir avec ce souvenir désagréable né en terre bretonne.