Montpellier, le coup de mou

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Montpellier, le coup de mou
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Une semaine après s'être incliné à Valenciennes (0-1), Montpellier a été tenu en échec samedi, à l'occasion de la 18e journée de Ligue 1, par Toulouse (1-1). Les Héraultais, fatigués en cette fin d'année, abandonne deux nouveaux points et sont désormais sous la menace du PSG qui peut s'emparer de la tête du classement en cas de victoire dimanche contre Lille. Les Marseillais ont eux trouvé les ressources de s'imposer en fin de match contre Lorient (2-1).

Une semaine après s'être incliné à Valenciennes (0-1), Montpellier a été tenu en échec samedi, à l'occasion de la 18e journée de Ligue 1, par Toulouse (1-1). Face à une équipe solide défensivement, quoiqu'en pense Alain Casanova, les Héraultais, fatigués en cette fin d'année, ont abandonné deux nouveaux points et sont désormais sous la menace du PSG qui peut s'emparer de la tête du classement en cas de victoire dimanche contre Lille. Les fêtes de fin d'année semblent bien longues à arriver du côté de Montpellier... Après trois victoires de rang qui lui avait permis de prendre les commandes du championnat aux dépens du Paris Saint-Germain, le MHR cale en ces derniers jours de décembre. Déjà battus le week-end dernier à Valenciennes (0-1), les Héraultais ont perdu deux nouveaux points samedi, tenus en échec par une équipe toulousaine toujours en embuscade pour décrocher un ticket européen en fin de saison (1-1). Un nul qui confirme que le club cher à Louis Nicollin, peut-être pas en surrégime ces dernières semaines comme le pensent certains, n'était pas à l'abri de ce coup de mou qui l'avait déjà rattrapé, certes un plus tôt, la saison dernière. Et l'espoir de basculer en 2012 en leader du championnat est désormais lié au résultat du Paris Saint-Germain dimanche soir en clôture de la 18e journée contre Lille avant un dernier effort à produire mercredi sur la pelouse d'Evian-Thonon. "La trêve va nous faire du bien", ne pouvait qu'admettre Olivier Giroud à chaud sur Foot+, même s'il regrettait au passage, comme ses coéquipiers, que l'arbitre n'ait pas offert quelques minutes de plus à son équipe dans le temps additionnel. Pas sûr que cela aurait permis à Montpellier de faire la différence même si elle est aujourd'hui l'équipe qui marque le plus dans les cinq dernières. Parce que Toulouse n'a pas volé sa réputation d'équipe difficile à manoeuvrer, quoiqu'en pense Alain Casanova, l'entraîneur du TFC... "On s'attendait à ce genre de match. Contre Toulouse, il y a toujours beaucoup d'impact", avouait le buteur héraultais. Mais surtout parce que les Montpelliérains semblent tirer la langue en cette fin d'année. Le plus dur commence... L'ouverture du score en début de match de Dernis, à l'affût d'une frappe d'Utaka repoussée par Ahamada (7e, 1-0), n'est qu'un trompe-l'oeil, loin de la réaction attendue par René Girard après le non-match de son équipe à Valenciennes. Eprouvés physiquement et gênés par le pressing toulousain, les Montpelliérains peinent ainsi à poser le pied sur le ballon et abusent de longs ballons vers Giroud. Mais après une première moitié de saison exceptionnelle, récompensée par deux premières sélections en équipe de France contre les Etats-Unis et la Belgique en novembre, le meilleur buteur du championnat (12 buts) a lui aussi besoin de vacances malgré une envie évidente de bien faire, ici avec une passe pour Dernis (18e), là sur une frappe au premier poteau repoussée par Ahamada (27e). Peu mis en danger par le TFC, le leader du championnat reste cependant sous la menace d'un contre ou d'un coup d'éclat toulousain. Si Didot est le premier à s'essayer (15e), c'est M'Bengue qui punit le manque de percussion héraultaise en repiquant dans l'axe depuis son côté gauche avant de décrocher une frappe de l'intérieur du pied droit dans la lucarne de Jourdren (40e, 1-1). Les Héraultais doivent repartir au combat mais peinent à trouver les ressources nécessaires. Il faut ainsi attendre les 20 dernières minutes pour voir le MHR s'approcher à nouveau du but toulousain, d'une tête de Giroud (69e) ou sur cette frappe lointaine mais vicieuse de Camara (75e). Les hommes de René Girard sont proches de la récompense mais Didot puis Capoue sauvent successivement sur leur ligne devant Camara et Yanga-Mbiwa (81e). Toulouse, qui n'aura frappé qu'à une seule reprise en seconde période, par Tabanou (85e), expulsé deux minutes plus tard, repart avec ce qu'il était venu chercher : le point du nul. Giroud et Montpellier lorgnent eux déjà avec impatience sur la trêve, histoire de recharger les batteries pour 2012 après un dernier déplacement cette année en Haute-Savoie. Car le plus dur commence. "On sait qu'on va être attendu de plus en plus", prévient Giroud. Que Montpellier soit champion d'automne ou non...