Montpellier donne le ton

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Montpellier donne le ton
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En ouverture de la saison, Montpellier n'a pas tremblé ce jeudi, s'imposant aisément au palais des sports de Toulouse (37-28). Sans Guigou ni Honrubia, le champion de France a montré un visage solide pour disposer d'un Toulouse accrocheur en première période. Jérôme Fernandez n'a pas suffi à inquiéter le collectif de Patrice Canayer qui prend provisoirement les commandes.

En ouverture de la saison, Montpellier n'a pas tremblé ce jeudi, s'imposant aisément au palais des sports de Toulouse (37-28). Sans Guigou ni Honrubia, le champion de France a montré un visage solide pour disposer d'un Toulouse accrocheur en première période avant de céder. Jérôme Fernandez n'a pas suffi à inquiéter le collectif de Patrice Canayer qui prend provisoirement les commandes. Le Trophée des champions remporté face à Chambéry avait livré le début du message. Oui, Montpellier est prêt et l'a montré dès le premier match du championnat de France face à des Toulousains ambitieux mais encore trop justes pour inquiéter la machine héraultaise. Certes, les Haut-Garonnais se sont d'abord accrochés, inscrivant symboliquement le premier but de la saison sous l'oeil des caméras du nouveau diffuseur Canal Plus. Une réalisation signée Rémi Calvel faisant suite à deux arrêts de son gardien Daouda Karaboué face aux deux premières tentatives de la recrue choc du MAHB, Dragan Gajic. Accrocheurs, bien présents au duel, les Toulousains ont tenté d'inquiéter d'entrée le champion de France en titre en le mettant sous pression. Mais 10 minutes ont suffi aux Héraultais pour prendre la mesure de leurs adversaires, profitant en plus des deux minutes d'exclusion écopées par Jonathan Roby pour créer un premier trou. La défense sur Jérôme Fernandez s'intensifie alors, permettant aux Montpelliérains de rejoindre les vestiaires avec six buts d'avance (20-14). "On a bien tenu sur une moitié de mi-temps mais ensuite on a fait des erreurs, quelques pertes de balle et la moindre erreur donne un but", constate alors devant les caméras de Canal Plus Rémi Calvel, dépité mais nullement abattu. Fernandez: "Montpellier est une machine" La deuxième période confirme l'impression. Maxime Arvin-Bérod assure parfaitement l'interim sur l'aile gauche en inscrivant 5 buts (5/6 au tir) pour faire oublier les absences de Guigou et Honrubia. Vid Kavticnik poursuit le travail de sape pour finir meilleur marqueur avec huit réalisations alors que Jérôme Fernandez finit par craquer quelque peu sous la pression héraultaise, étant même exclu deux minutes suite à une grosse charge sur Nikola Karabatic. Ce dernier pouvait exprimer sa satisfaction à l'issue d'un match bien géré face à un adversaire audacieux mais encore trop juste. "On a fait une très bonne deuxième période, un bon match à part les 10, 15 premières minutes où on a galéré en défense. Ensuite, on a trouvé de bonnes solutions offensives pour faire un match plutôt aisé", avouait ainsi le demi-centre international. Jérôme Fernandez ne peut lui que constater la supériorité du champion: "On a montré de belles choses notamment en attaque", note l'arrière de Toulouse. "Montpellier est une machine et il est très dur de résister pendant 60 minutes quand on est une équipe en construction. C'est la différence entre une équipe bâtie pour gagner la Ligue des Champions et une équipe qui veut progresser dans le championnat de France. Je suis content car on a réussi à maintenir un écart digne." Ce sera sans doute l'objectif de nombreux adversaires du MAHB cette saison. La locomotive du hand français est en tout cas lancée sur les bons rails.