Montpellier, c'est énorme !

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Montpellier, c'est énorme !
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Montpellier a réussi un authentique exploit dimanche, en s'imposant d'un but dans la salle de Kiel (24-23), à l'occasion de la 2e journée du groupe D de Ligue des champions. Emmenés par un énorme William Accambray et un Primoz Prost en état de grâce dans le but, les Héraultais ont frappé un très grand coup. En s'imposant en Allemagne, le MAHB se positionne d'ores et déjà comme un vrai candidat au titre européen.

Montpellier a réussi un authentique exploit dimanche, en s'imposant d'un but dans la salle de Kiel (24-23), à l'occasion de la 2e journée du groupe D de Ligue des champions. Emmenés par un énorme William Accambray et un Primoz Prost en état de grâce dans le but, les Héraultais ont frappé un très grand coup. En s'imposant en Allemagne, le MAHB se positionne d'ores et déjà comme un vrai candidat au titre européen. Montpellier jouait déjà dans la cour des grands. Les Héraultais ont prouvé qu'ils avaient la capacité de rejoindre celle des monstres de l'Europe, en allant l'emporter dans la salle de Kiel (24-23). Même s'il ne s'agit que d'un match de poules, l'exploit est retentissant, de par son immense valeur intrinsèque. Pour ceux qui ne situeraient pas très bien Kiel sur la carte handball de l'Europe, jugez plutôt: vainqueur de la Ligue des champions en 2007 et 2010, finaliste en 2008 et 2009, et éliminé l'an passé par le futur champion Barcelone, en quarts de finale. Sur la scène nationale, les partenaires de Thierry Omeyer ont été sacrés six fois champions d'Allemagne consécutivement, de 2005 à 2010, remportant également le Super Globe en 2011. Voilà pourquoi Montpellier a fait fort, très fort. Plus que Karabatic, pour qui ce retour dans son ancienne salle était forcément chargé d'émotion, Accambray et un étonnant Prost ont tiré les Héraultais vers les sommets. Une telle victoire n'est pas anodine, et vient confirmer le statut de plus en plus solide du MAHB en Europe. "C'est une salle où il faut se méfier de la tempête, indiquait samedi l'entraîneur montpelliérain Patrice Canayer sur le site du club, en évoquant la fameuse Sparkasse Halle. Cette équipe de Kiel sait maintenir un rythme et une pression hors normes dans cette salle. Je pense que nous pouvons faire face à cet adversaire. Mais le plus difficile sera sans doute de tenir 60 minutes comme ça." Ils ont fait mieux que tenir. Ils ont joué comme des grands, en sachant gérer temps faibles et temps forts à la perfection. Canayer: "Les joueurs ont relevé le défi" Le début de match donne le ton, avec une agressivité et une tension souvent à la limite du supportable. Mais la limite n'a jamais été franchie, donnant lieu à une exceptionnelle partie de handball entre deux des meilleurs clubs du monde, tout simplement. Après un but d'Accambray alors que les Allemands sont en infériorité numérique, Montpellier reste au contact (5-3, 10e) mais éprouve, par périodes, toutes les peines du monde à ne pas se laisser distancer. Comme quand Klein marque son quatrième but sur autant de tentatives, par exemple (9-5, 20e). Sauf que sur d'autres périodes, les hommes de Canayer ont aussi réussi à recoller avec une formidable volonté. A ce moment-là, Gajic inscrit un doublé et Karabatic marque à son tour, le tout en l'espace d'une minute, pour permettre à Montpellier de revenir à un petit point (9-8, 21e). Et malgré un carton rouge très discutable contre Bojinovic pour une cuillère (27e), alors que les visiteurs avaient repris quatre buts de déficit, les champions de France sont restés dans leur match. Ils ont même trouvé en cette décision arbitrale une force supplémentaire. Les Allemands mènent de quatre longueurs à la pause (14-10), puis de cinq au retour des vestiaires (15-10, 33e). Mais à force d'arrêts incessants de Prost, Karabatic permet aux siens de revenir à égalité à un quart d'heure de la fin, et alors que les Montpelliérains sont en infériorité (18-18, 44e). Gajic fait passer le MAHB devant (18-19, 45e), le jeune Arvin-Berod apporte sa pierre à l'édifice (20-21, 52e), avant qu'un énorme Accambray ne force la décision à deux reprises - tout en puissance - dont la dernière à 20 secondes du terme (23-24, 60e). Montpellier a gagné une féroce bataille. Un de ces matches épiques qui font passer une équipe dans une autre dimension. Canayer le sait, comme le prouvent ses propos après le match, relayés sur le site du club: "Nous savions que le test de ce soir serait de taille. Les joueurs ont relevé le défi." C'est peu de le dire.