Monte-Carlo, cent ans d'histoires

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Monte-Carlo, cent ans d'histoires
@ Montage Reuters/acm.com
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RALLYE - Le Monte-Carlo, qui fête son centième anniversaire cette année, s'élance mercredi.

Même s'il n'est plus inscrit au calendrier WRC, la catégorie reine des rallyes, le Monte-Carlo, qui s'élancera mercredi en fin de matinée, conserve toute son aura en raison d'une histoire riche d'un siècle et d'un tracé mythique. Pour son centième anniversaire, Europe1.fr a isolé quatre histoires qui ont écrit la légende du "Monte-Carle".

1911 : La jet-set à Monaco. Pour concurrencer Nice qui s'appuie sur son carnaval pour attirer une clientèle riche l'hiver, Monaco décide de faire le pari d'une course automobile dont l'arrivée serait jugée dans la Principauté. Mais on ne parle pas encore de spéciales chronométrées. Les vingt-six concurrents partent de différentes villes européennes et le classement est établi en fonction non seulement des kilomètres parcourus, mais aussi, comme le rappelle L'Equipe dans son édition de mardi, de... la propreté de la carrosserie. Cent ans plus tard, le rallye est toujours là. Quant à la jet set, elle est plus que jamais sur le Rocher.

1939 : un rallye, deux vainqueurs. A une seule reprise seulement dans son histoire, le rallye a connu deux premiers ex-aequo. C'était en 1939 et cette année-là, Jean Trévoux, sur Hotchkiss, et Joseph Paul, sur Delahaye, ont tous les deux inscrit leur nom au palmarès de l'épreuve. 1939, ce fut aussi la dernière édition du rallye avant la Seconde Guerre mondiale. Le rallye, qui fêtera cette année sa 79e édition, ne reprendra que dix ans plus tard. Et en 1949, c'est... Jean Trévoux qui s'imposa, toujours sur Hotchkiss. Et seul cette fois.

1966 : les phares jettent un trouble. Vainqueurs des éditions 1964 et 65, les Mini Cooper réalisent un quadruplé l'année suivante. Mais quelques minutes après l'arrivée, les quatre voitures sont disqualifiées en raison de phares non conformes. Entré en vigueur en fin d'année 1965, le règlement prévoit désormais que les phares des véhicules doivent être identiques aux voitures de série. "Ce sera la fin du rallye de Monte-Carlo. Les voitures britanniques ne vont plus courir." Les officiels anglais l'ont mauvaise. Mais en 1967, les voitures britanniques sont bien présentes. Rauno Aaltonen s'impose. Sur une Mini Cooper.

2008 : Loeb, la passe de cinq. Septuple champion du monde WRC en titre, Sébastien Loeb possède plusieurs records à son palmarès, dont celui des victoires dans le Monte-Carlo. Le pilote alsacien s'y est imposé cinq fois en six ans (trois fois sur Citroën Xsara, deux fois sur C4), entre 2003 et 2008 (il termina 2e en 2006). Derrière Loeb, ils sont quatre à l'avoir emporté quatre fois : le Français Jean Trévoux (avec douze ans écart entre la premier et le dernier succès), l'Italien Sandro Munari (quatre fois sur Lancia), l'Allemand Walter Röhrl (sur quatre marques différentes !) et le Finlandais Tommi Mäkinen (quatre fois consécutivement).

Ecarté du monde bien bordé (policé ?) du WRC, le Monte-Carlo profite du règlement moins contraignant du championnat IRC (Intercontinental Rally Challenge) pour revenir à des parcours moins resserrés. Comme le précise le site officiel de l'épreuve, la première journée sera cette année dédiée aux routes de l'Ardèche (sud et nord), la seconde aux routes drômoises. La dernière des trois journées empruntera, elle, les routes de l'arrière pays de la Principauté et du pays Niçois, avec en point d'orgue, deux dernières spéciales nocturnes, dans la nuit de vendredi à samedi.

*Le cliché de 1911 est tiré d'un ouvrage en deux tomes édité par l'Automobile club de Monaco : Monte-Carlo, 100 ans de rallye