Monfils rate la marche

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Monfils rate la marche
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Gaël Monfils s'est incliné en quatre sets face au Néerlandais Thiemo De Bakker lors du premier match des barrages de Coupe Davis.

Opposé au modeste néerlandais Thiemo De Bakker, Gaël Monfils s'est incliné en quatre sets (6-3, 5-7, 6-3, 6-4), vendredi lors du premier match des barrages de Coupe Davis qui oppose la France aux Pays-Bas. Dépassé, le Parisien laisse donc à Jo-Wilfried Tsonga la charge de remporter le premier point des Bleus face à Jesse Hutta Galung. Comme Gilles Simon face à la République Tchèque, Gaël Monfils n'a pas su honorer sa première sélection sous le maillot bleu. Pourtant opposé à Thiemo De Bakker, qui pointe au 122e rang à l'ATP, soit 103 places derrière lui, le Parisien n'a jamais su prendre la mesure d'un adversaire porté par le public et sur un nuage durant tout le match. Dès le premier set, et malgré un adversaire peu performant au service (43% de premières balles), la Monf' subit les échanges et commet trop de fautes (10 dans cette manche). Face à lui, De Bakker, qui a remporté quatre titres en challengers cet été, ne nourrit aucun complexe et prend par trois fois le service du Français pour prendre les rênes du match (6-3).Un Monfils sans ressortPar la suite, les deux joueurs se tiennent tête avant que Gaël Monfils n'accélère en fin de manche pour décrocher un deuxième set à l'arrachée (5-7). On croit alors que le Tricolore a enfin digéré ses débuts en équipe de France et va tranquillement dérouler. Il n'en est rien. Le protégé de Roger Rasheed ne parvient pas à se libérer et continue de pratiquer un jeu attentiste et sans prises de risques.De son côté, celui qui fut champion du monde junior en 2006, deux ans après Monfils, commence a sérieusement croire en ses chances et vient souvent terminer les points au filet face à un Français qui montre de plus en plus des signes d'abattement et de découragement. Le Parisien traverse finalement les deux derniers sets comme une âme en peine et ce sont donc les Pays-Bas qui prennent les commandes de la rencontre. A Jo-Wilfried Tsonga, qui n'a jamais failli en Bleu pour le moment, de rééquilibrer les débats.