Monfils: "Ma meilleure chance"

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Monfils: "Ma meilleure chance"
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Gaël Monfils est passé à deux jeux de la victoire face à Novak Djokovic, dans la nuit de vendredi à samedi en quarts de finale du Masters 1 000 de Cincinnati. Le Français s'est finalement incliné en trois manches (3-6, 6-4, 6-3). Déçu mais pas abattu, Monfils se tourne désormais vers son prochain objectif, l'US Open.

Gaël Monfils est passé à deux jeux de la victoire face à Novak Djokovic, dans la nuit de vendredi à samedi en quarts de finale du Masters 1 000 de Cincinnati. Le Français s'est finalement incliné en trois manches (3-6, 6-4, 6-3). Déçu mais pas abattu, Monfils se tourne désormais vers son prochain objectif, l'US Open. Gaël, vous êtes passé tout près contre Novak Djokovic. Je ne pense pas avoir été si près que ça. Si j'avais mené 5-4 au deuxième set, là j'aurais été tout près de le battre. Mais j'ai fait un bon match. Dès le début, j'ai pensé que c'était possible de le battre. J'avais décidé d'être agressif et c'est ce que j'ai fait. Sur le premier point, il rate un coup droit et je me dis: "Tiens, il y a peut-être quelque chose à faire", surtout quand j'ai vu qu'il se plaignait de l'épaule. Mais ensuite, il a serré le jeu. J'ai fait un match correct, j'aurais juste pu être un peu plus agressif lors des moments importants. Mais j'ai vu que si je me contentais de remettre la balle dans le terrain, il allait peut-être faire la faute. C'est dans ma nature d'être défensif. Ça a été dur de trouver le bon compromis. J'espère avoir d'autres opportunités pour le battre à l'avenir. J'avais mon brelan et, à la fin, c'est lui qui a un full. C'est frustrant, parce que je fais un bon match mais à l'arrivée je perds quand même. Il me reste donc encore du travail. Le match a tourné en sa faveur à 4-4 dans le deuxième set. Je pense que je suis devenu moins agressif à ce moment-là, et que lui a commencé à être plus dans le match. C'est devenu plus difficile. Dans le premier set, il a quand même fait quelques erreurs, qu'il a ensuite réussi à gommer dans son jeu. Et les choses ont donc commencé à se compliquer pour moi. Tout au long de la semaine, vous n'avez pas hésité à aller au filet en de nombreuses occasions. Est-ce un aspect de votre jeu que vous souhaitez développer ? C'est vrai, cette semaine j'étais beaucoup plus agressif. Je veux continuer dans cette voie-là, mais sans trop me précipiter. Si j'arrive à être aussi agressif durant l'US Open, à aller plus souvent au filet, j'essaierai de mettre une nouvelle fois cette tactique en place. Au début du troisième set, aviez-vous des problèmes respiratoires ? Oui, je suis un peu malade, enrhumé, avec le nez bouché. J'avais du mal à prendre une bonne bouffée d'oxygène et ça m'a fait tourner la tête. J'étais un peu étourdi et frustré par la tournure des évènements, mais ensuite ça allait beaucoup mieux. "L'US Open ? Je veux aller au bout" A la fin de cette troisième manche, on vous a vu beaucoup vous parler. Oui, parce que j'étais très énervé après moi de la façon dont j'avais géré la fin du troisième set. Je commençais à être moins lucide et à baisser les bras. Et je ne supporte pas ça. J'essayais de me motiver parce que parfois, lorsque je suis mené au score, j'ai tendance à me laisser un peu aller. Mon père me parlait en créole dans ces moments-là, lorsque j'étais plus jeune. J'ai donc essayé de m'auto-secouer en parlant créole, pour rester dans la partie et être plus agressif. Djokovic n'a perdu qu'un match cette année. Qu'est-ce qui le rend si fort ? Mentalement, il est très fort. Dans le premier set, son langage corporel n'était pas très bon, il se tenait l'épaule. Mais après, c'était vraiment dur de le déborder à l'échange. Il veut vraiment gagner tous les points. C'est vrai que sur ce match, il a fait beaucoup de fautes directes. A Montréal, il ne ratait rien. Mais dans les moments importants, il est très fort, plus agressif et toujours planté sur sa ligne de fond de court. Il défend également très bien parce qu'il court très vite. Il est très solide et c'est ce qui fait qu'il est très dur à battre. Que faut-il faire justement pour le battre ? Honnêtement, cette rencontre a peut-être été la meilleure chance que je n'ai jamais eu de le battre. J'ai affronté un bon Djokovic, mais il n'était pas dans un de ses meilleurs jours. Alors qu'il y a une semaine, à Montréal, il était tout simplement imbattable. Je pense que ce qu'il faut faire face à lui, c'est l'agresser constamment et tenter de venir au filet. Parce que du fond du court, il est vraiment trop fort. Qu'allez-vous faire jusqu'au début de l'US Open (du 29 août au 4 septembre) et qu'espérez-vous y accomplir cette année ? Je vais partir tout de suite pour New York. Ensuite, je pense que je ne vais pas toucher la balle du week-end parce que j'ai besoin d'un peu de repos. Je reprendrai l'entraînement dès lundi. Dans un tournoi du Grand Chelem, mes ambitions sont toujours les mêmes: je veux aller au bout et enfin essayer d'accomplir mon rêve.