Monfils, la malédiction finale

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Monfils, la malédiction finale
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Gaël Monfils n'a pas tenu le rythme, trop émoussé pour contrarier Robin Söderling, facile vainqueur ce dimanche de la finale du Masters 1000 de Paris-Bercy (6-1, 7-6). Le Suédois brise le rêve du Français, qui concède sa dixième défaite en treize finales sur le circuit et bien sûr sa deuxième de suite sur la dernière marche au POPB.

Gaël Monfils n'a pas tenu le rythme, trop émoussé pour contrarier Robin Söderling, facile vainqueur ce dimanche de la finale du Masters 1000 de Paris-Bercy (6-1, 7-6). Le Suédois brise le rêve du Français, qui concède sa dixième défaite en treize finales sur le circuit et bien sûr sa deuxième de suite sur la dernière marche au POPB. On peut battre Roger Federer et Andy Murray dans la même semaine et ne pas gagner le tournoi. Gaël Monfils en a fait l'amère expérience à Bercy où, dimanche, il a coincé pour la deuxième année de rang en finale du Masters 1000 parisien. Son tombeur, Robin Söderling, sait ce que c'est que de perdre deux fois de suite dans un grand rendez-vous, lui qui fut finaliste malheureux des deux dernières éditions de Roland-Garros. Mais cette fois-ci le Suédois n'a pas failli au moment de conclure, se montrant tout simplement trop fort pour le Français dans une enceinte pourtant pleine à craquer et toute acquise à sa cause. Alors que les demi-finales avaient hier frôler les trois heures de jeu, les spectateurs ont dû se contenter d'une heure et dix-sept minutes d'échanges cet après-midi. Monfils voulait rester agressif pour tenter de faire dérailler le rouleau-compresseur scandinave. Il n'a quasiment jamais pu le faire tant le 5e joueur mondial a allié puissance et précision. Ses rares incursions au filet ont rarement été couronnées de succès, comme sur la première balle de set convertie par Söderling d'un passing croisé court de revers. Une première manche à sens unique où les premières balles claquées du Suédois, souvent au-delà des 220 km/heure, ont plombé l'atmosphère. En vingt-six minutes, la "Monf" concédait un 6-1 qui, forcément, lui rappelait sa déconvenue de la semaine dernière à Valence face au même adversaire (6-3, 6-2, ndlr). Aucune balle de break pour Monfils Le deuxième set, plus accroché, ne laissait pas pour autant la place au grand jeu. Les deux hommes, solides sur leurs mises en jeu, engrangeaient les points derrières leurs engagements. Le Français poussait son adversaire au jeu décisif sans d'être procuré une seule balle de break du match. Et dans ce moment-clé, lui qui en avait disputé trois la veille face à Federer, Monfils subissait de trop pour espérer trouver une issue favorable. D'autant plus que Söderling servait à nouveau le feu. Et c'est à la volée, derrière un nouveau service canon, qu'il venait conclure en beauté son premier succès dans un Masters 1000 (6-7 [1]). Devenant également le cinquième joueur de l'année à remporter un titre après avoir écarté au moins une balle de match dans le tournoi, en l'occurrence trois en demi-finales contre Michaël Llodra. Pour Monfils, ce deuxième échec consécutif en finale à domicile est forcément une immense déception qu'il lui faudra vite surmonter dans l'optique de la Coupe Davis. Mais à moins de deux semaines du grand rendez-vous de cette fin d'année, il a, tout comme Llodra, engrangé une bonne dose de confiance qui pourrait lui servir à Belgrade. Pour enfin réussir à remporter un grand titre, lui qui, à 24 ans, affiche désormais un ratio de trois victoires pour dix défaites en finale.