Monfils était trop juste

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Monfils était trop juste
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Difficile vainqueur de Gimeno-Traver, mercredi, pour son retour après deux mois sans compétition, Gaël Monfils n'a pas pu enchaîner ce jeudi contre Frederico Gil (7-6, 6-2) au 3e tour du Masters 1000 de Monte-Carlo. Après la perte d'un premier set harassant, long d'une heure et 27 minutes, le Parisien n'avait plus la force pour renverser la situation.

Difficile vainqueur de Gimeno-Traver, mercredi, pour son retour après deux mois sans compétition, Gaël Monfils n'a pas pu enchaîner ce jeudi contre Frederico Gil (7-6, 6-2) au 3e tour du Masters 1000 de Monte-Carlo. Après la perte d'un premier set harassant, long d'une heure et 27 minutes, le Parisien n'avait plus la force pour renverser la situation. Après Richard Gasquet, vaincu par Rafael Nadal, Gaël Monfils est le deuxième Français à prendre la porte ce jeudi, en huitièmes de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo. Dans un match radicalement différent. Si le Biterrois a fait son match contre le n°1 mondial, le Parisien, lui, n'avait pas les armes physiques pour aller plus loin, contre un gros spécialiste de la terre battue, Frederico Gil (7-6, 6-2). De retour sur les courts après deux mois d'absence, le n°1 français est encore en manque de rythme. Malgré un match la veille, Monfils avait opté pour un gros entraînement ce matin, pour "se déverrouiller". Atteint par des courbatures, il confiait au micro de Canal Plus Sport que ça allait être "très dur physiquement". Pas franchement de bon augure. Pour se libérer, le protégé de Roger Rasheed espérait se montrer plus offensif, plus entreprenant, lui qui s'était reproché un comportement trop attentiste contre Gimeno-Traver. Malheureusement, Monfils ne sera jamais parvenu à prendre le match en mains contre un adversaire qui lui avait chipé un set lors de leurs deux précédents affrontements. Plus besogneux que talentueux, mais doté d'un joli petit coup droit, le Portugais, 81e joueur mondial, a le plus souvent dicté les échanges, qui furent pour la plupart très longs. Le plus souvent sur la défensive, Monfils a énormément couru, et beaucoup appuyé ses coups droits, mais sans parvenir à faire plier Gil. Tout s'est joué dans le tie-break de la première manche. Le Français, qui a montré de nombreux signes de fatigue tout au long de la rencontre, a craqué sur la troisième balle de set. Dos au mur après 107 points joués, et 1h27 de jeu, soit bien plus de temps qu'il n'aura fallu à Federer contre Cilic sur un court adjacent, la mission était impossible pour ce Monfils-là, qui a laissé filer le deuxième set. Comme en 2008, le 10e joueur mondial échoue aux portes des quarts de finale à Monte-Carlo. Dommage, car celui qui sera certainement 9e à l'ATP lundi prochain avait l'occasion de grimper encore dans la hiérarchie, et de se faciliter un peu plus la vie dans les semaines à venir.