Monfils et le scénario hitchcockien

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Monfils et le scénario hitchcockien
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Au terme d'un match à rebondissements, Gaël Monfils a dominé John Isner la nuit dernière en demi-finales du tournoi de Washington (6-4, 3-6, 7-6). Le Français, tête de série n°1, a écarté une balle de match dans le jeu décisif avant de valider son billet pour sa première finale de la saison. Il affrontera le revenant Radek Stepanek, tombeur de Donald Young (6-3, 6-3).

Au terme d'un match à rebondissements, Gaël Monfils a dominé John Isner la nuit dernière en demi-finales du tournoi de Washington (6-4, 3-6, 7-6). Le Français, tête de série n°1, a écarté une balle de match dans le jeu décisif avant de valider son billet pour sa première finale de la saison. Il affrontera le revenant Radek Stepanek, tombeur de Donald Young (6-3, 6-3). Il est 1h15 (heure locale) à Washington quand Gaël Monfils exulte. Après quasiment 2h30 de jeu et deux interruptions en raison de la pluie, le n°1 français vient de faire plier le grand John Isner (6-4, 3-6, 7-6) en demi-finales du tournoi de Washington. Pour en arriver là, Monfils a puisé dans ses réserves et trouvé des ressources mentales qu'il envoie trop souvent valdinguer quand la frustration s'en mêle. Pas là. C'était bien la ligne de conduite à adopter contre la machine à aces américaines, écoeurée justement par un ace pour écarter la balle de match que s'est procurée Isner dans le jeu décisif de la troisième manche. Avant cela, Monfils avait eu lui aussi l'occasion de conclure la rencontre quand il obtenait ses deux premières balles de match à 5-4, sur le service de l'Américain. Là encore, son arme de prédilection lui sauvait la mise, pour un temps seulement. Et ce duel de serveurs tournait finalement à l'avantage du Français dans le tie-break, au cours duquel Isner ne perdait qu'un point sur son engagement, la balle de match, la bonne cette fois-ci, que Monfils parvenait à convertir. "C'était assez dur dans la tête, avec ces interruptions, sortir du terrain puis revenir. La météo faisait penser à celle que l'on peut avoir à Wimbledon", a soufflé le Tricolore après la rencontre. Après ses quatre finales en 2010, pour un seul titre à Montpellier, on attendait la première cette année. Elle arrive sans doute au meilleur moment, à l'orée de la tournée américaine sur dur, si importante pour Monfils dans l'optique d'une qualification pour les ATP Finals de Londres. Son application depuis le début de la semaine à Washington lui donne de sérieuses chances de glaner le quatrième trophée de sa carrière contre Radek Stepanek. Le Tchèque, de retour en finale d'une épreuve ATP depuis Brisbane en janvier 2010, avait lui aussi plié contre Monfils il y a quinze jours à Hambourg (6-4, 6-1). Un scénario identique ce dimanche ravirait le Français, après les sueurs froides de la nuit dernière.