Monfils: "C'est de la survie"

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Monfils: "C'est de la survie"
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Plus solide vendredi face à Murray en quart de finale (6-2, 2-6, 6-3) que lors de ses précédentes sorties cette semaine à Bercy, « La Monf » sait que l'équilibre est fragile et que contre Roger Federer, samedi, la mission s'annonce ardue. Rester agressif sera une des clés de la réussite, estime Gaël Monfils, pour parvenir en finale pour la deuxième année de rang.

Plus solide vendredi face à Murray en quart de finale (6-2, 2-6, 6-3) que lors de ses précédentes sorties cette semaine à Bercy, « La Monf » sait que l'équilibre est fragile et que contre Roger Federer, samedi, la mission s'annonce ardue. Rester agressif sera une des clés de la réussite, estime Gaël Monfils, pour parvenir en finale pour la deuxième année de rang. Ces trois sets contre Murray n'ont pas été de tout repos, comment avez-vous vécu ce match ? Je me sentais mieux physiquement, j'avais quelques courbatures mais j'étais beaucoup mieux que les matches précédents. Je pense que j'ai pris l'habitude de jouer avec ma petite douleur. J'avais une volonté différente de rentrer dans le match au niveau de la tactique. Cela m'a beaucoup aidé. Vous arrivez quand même avec des poches de glace un peu partout... Je suis obligé, mes genoux sont chauds. Il est tard, il n'y a plus de physio (le match s'est terminé au-delà des 23 heures, ndlr). J'ai mis de la glace à chaque fois, comme ça, cela redescend tout de suite. Au deuxième set, Murray a varié davantage. Après, ça penche à nouveau en votre faveur. Que s'est-il produit ? J'ai arrêté de rentrer dans ses changements de rythme, j'ai imposé les miens, j'ai continué à être agressif. Ma première balle, mon premier coup était agressif mais je ne prenais pas l'avantage dessus. Il pouvait en faire un deuxième, un troisième, soit je ratais et il reprenait l'ascendant. J'essayais de me concentrer sur les deux premières frappes de balle. Peut-on dire que lors des deux premiers matches, ça s'est joué au courage, au mental, et contre Murray, c'était la qualité du jeu ? Oui, au niveau du tennis, ce n'était pas terrible. Hier (jeudi contre Verdasco), je ressors ric rac. Là, j'ai montré un autre visage, plus agressif, plus solide et plus sûr aussi dans mes coups. Je jouais moins en reculant. Il n'y a que mes services qui ont péché. Les autres matches, c'était mieux. Si je pouvais avoir un mix des deux, ce serait bien. Comment changer la qualité du jeu en 24 heures ? J'essaie d'apprendre à me connaître. Pourquoi ? Je ne sais pas. Comment ? Je n'en sais rien. Aujourd'hui, c'était comme ça, je me sentais mieux physiquement. Comme me dit souvent Roger (Rasheed, son entraîneur), il me demande de survivre à chaque fois dans les tournois. C'est de la survie. Après, les portes s'ouvrent par le tableau ou la qualité du jeu. C'est un peu ce qui se passe à chaque fois. Maintenant, vous jouez Roger Federer qui apprécie les surfaces rapides. Comment aborder le match ? Ça va être un gros match. Je ne l'ai jamais battu (en 5 confrontations). A chaque fois que je l'ai joué, j'ai eu des opportunités que je n'ai jamais saisies. J'espère en avoir d'autres samedi. Je vais essayer de rentrer comme aujourd'hui (vendredi) en étant agressif tout de suite.