Monaco y va tout droit

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Monaco y va tout droit
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A dix journées du tomber de rideau de la Ligue 1, l'AS Monaco a un pied dans l'ascenseur. Dix-huitième de Ligue 1, après son revers concédé à domicile devant Nancy (0-1) le week-end dernier, le club de la Principauté sombre sans faire de bruit. Et son calendrier d'ici fin mai, avec notamment les venues à Louis-II de Lille, Rennes, Paris et Lyon, n'a rien de très rassurant.

A dix journées du tomber de rideau de la Ligue 1, l'AS Monaco a un pied dans l'ascenseur. Dix-huitième de Ligue 1, après son revers concédé à domicile devant Nancy (0-1) le week-end dernier, le club de la Principauté sombre sans faire de bruit. Et son calendrier d'ici fin mai, avec notamment les venues à Louis-II de Lille, Rennes, Paris et Lyon, n'a rien de très rassurant. Sept ans après sa finale de Ligue des champions perdue contre Porto (0-3), l'AS Monaco va-t-il connaître les affres d'une descente en Ligue 2 ? Avant d'attaquer le sprint final, soit dix matches, au sortir de la trêve internationale, le club de la Principauté est dans le mauvais panier, accompagné d'Arles-Avignon et Lens. Arrivé début janvier pour remplacer un Guy Lacombe dont le message ne passait plus du tout auprès de certains joueurs, Laurent Banide ne parvient pas à relancer un groupe encore une fois amorphe, dimanche, face à Nancy (0-1). Dans un match contre un concurrent direct pour le maintien, les Monégasques ont affiché leurs limites actuelles et une fébrilité inquiétante quand l'on sait que leurs derniers matches pourraient s'apparenter à de vraies finales. Banide, qui mathématiquement parlant fait à peine mieux que Lacombe, déplore l'incapacité de ses joueurs à se surpasser le jour J. "On travaille bien dans la semaine mais, à l'arrivée, on n'est pas prêts au combat, constate-t-il auprès de Reuters. On débute avec peu de volonté, on fait un match timide face à une équipe déterminée. On repart dans une situation compliquée." Mahamadou Diarra, recrue poids lourd du mercato d'hiver, dresse le même constat. "C'est sur le terrain qu'il faut être présents d'entrée ! Ce n'est pas possible de débuter de cette manière un match dont l'enjeu est si important", se lamente le Malien, lequel, expulsé dimanche, manquera la prochaine rencontre à Arles-Avignon, la lanterne rouge. Bonnart: "Le danger est là" Ce manque d'envie apparent, peut-être dû à une paralysie généralisée liée à l'enjeu, pourrait se révéler très handicapant voire rédhibitoire pour cette équipe véritablement plongée dans cette lutte pour le maintien. Sur le Rocher, tous les voyants ne sont néanmoins pas au rouge à en croire le portier Stéphane Ruffier. "Il y a du mieux, il y en a dans l'état d'esprit mais pas dans le jeu." Avec la dix-septième attaque de l'élite et une animation offensive capable de friser le néant comme lors du premier acte devant Nancy, Monaco se cherche encore des automatismes. Le printemps venu, ça fait un peu tard. Si l'espoir demeure - "On n'est pas mort", clame Laurent Banide -, le doute plane sur la capacité de ce groupe, bâti pour des destinées plus heureuses, à sortir la tête de l'eau. D'autant que le calendrier de l'ASM d'ici la fin du championnat, avec les réceptions de Lille, Rennes, Paris et Lyon, n'a rien d'une sinécure. "Le danger est là. Il ne faut pas se le cacher, pour l'instant, on est en Ligue 2!", lâche Laurent Bonnart. Loin des lumières de la Champion's League qui éblouissaient le stade Louis-II il n'y a pas si longtemps, Monaco a encore dix matches pour ne pas passer à l'ombre. "Mais ça va être très compliqué", s'inquiète Laurent Banide.