Monaco, une histoire russe

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Monaco, une histoire russe
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Le PSG a eu QSI, Monaco aura MSI ! La société Monaco Sport Invest, liée à l'homme d'affaires russe Dmitry Rybolovlev, est devenue vendredi actionnaire majoritaire de l'ASM, ce dernier en prenant du même coup la présidence du conseil d'administration. Le nouvel actionnaire majoritaire s'est engagé à injecter 100 millions d'euros sur quatre ans dans le club de la Principauté.

Le PSG a eu QSI, Monaco aura MSI ! La société Monaco Sport Invest, liée à l'homme d'affaires russe Dmitry Rybolovlev, est devenue vendredi actionnaire majoritaire de l'ASM, ce dernier en prenant du même coup la présidence du conseil d'administration. Le nouvel actionnaire majoritaire s'est engagé à injecter 100 millions d'euros sur quatre ans dans le club de la Principauté. Un cadeau de Noël avant l'heure pour les supporters de l'AS Monaco ? Attendue depuis quelques jours, la prise de contrôle du club par l'homme d'affaires russe Dmitry Rybolovlev a été entérinée ce vendredi, sous la forme d'un accord stipulant que la société Monaco Sport Invest (MSI) devient actionnaire majoritaire du club de la Principauté à hauteur de 66,67%, le reste du capital étant détenu par l'Association Sportive de Monaco Football Club, représentant les intérêts de la Principauté de Monaco. Dans la foulée de cette signature, un nouveau conseil d'administration a été constitué dont Dmitry Rybolovlev a pris la présidence, devenant de facto le nouveau patron de l'ASM, en remplacement d'Etienne Franzi, en poste depuis le 31 mars 2009 et qui reste membre du CA. Une arrivée attendue avec impatience sur le Rocher, notamment de la part du supporter n°1 de l'ASM, le Prince Albert II, qui a salué la prise de pouvoir de Dmitry Rybolovlev, 93e fortune mondiale: "Les exigences du football moderne confrontent nombre de clubs, même de haut niveau, à des difficultés financières. Il était donc inévitable que l'ASM-FC trouve un partenaire de choix pour se développer. L'accord conclu ouvre une nouvelle page de l'histoire de l'équipe de football si chère à la Principauté dont je souhaite qu'elle retrouve progressivement la stature qui, par le passé, a fait d'elle l'un des fleurons de la vie sportive de Monaco". Et même un fleuron du Championnat de France, Monaco, avec sept titres, étant le quatrième club au palmarès de la Première Division, derrière Marseille, Saint-Etienne et Nantes. Nouveaux dirigeants, nouveaux joueurs et... nouvel entraîneur ? Reste que cette histoire appartient au siècle dernier, le dernier titre de l'ASM remontant à la saison 1999-2000, l'un des derniers faits d'armes, avec la finale de la Ligue des champions disputée en 2004, d'un club qui, depuis, n'a cessé de péricliter au gré des changements de directions et d'entraîneurs. Au point de toucher le fond en cette fin d'année 2011, Monaco, relégué à l'issue de la saison dernière en Ligue 2, une division plus connue depuis la saison 1976-77, occupant à la trêve la dernière place de l'antichambre de l'élite. Autant dire que la situation devenait urgente pour le Prince Albert II qui a précipité la vente du club dans les mains d'un homme qui s'est engagé ce vendredi à y injecter au moins 100 millions d'euros au cours des quatre années à venir. "Ce montant constitue un minimum garanti et au besoin il peut être augmenté", ajoute le communiqué officialisant le passage de témoin. De son côté, le nouveau «boss» monégasque, a indiqué, comme pour mieux assurer les sceptiques: "Je ne considère pas cette opération comme simplement une acquisition, mais comme le commencement d'un nouveau partenariat efficace dans l'intérêt du développement de l'AS Monaco FC. Je suis un fervent supporteur de football. Ayant vécu depuis suffisamment longtemps à Monaco, je réalise que l'AS Monaco FC n'est pas seulement une des équipes sportives de la Principauté, mais qu'elle représente aussi un des principaux symboles de la Principauté, sa fierté et ses traditions. Je crois que ce Club a un énorme potentiel. J'espère qu'il saura le réaliser de façon pleine et entière tant au niveau national qu'au niveau européen". Dès à présent, les grandes manoeuvres vont commencer et les cadeaux de Noël devraient tomber à foison sur un club qui pourrait dans les semaines à venir voir arriver de nouveaux dirigeants (on parle de Youri Djorkaeff), peut-être un nouveau staff technique (Marco Simone, arrivé mi-septembre à la place de Laurent Banide, n'a gagné qu'un match de Championnat sur douze disputés), et surtout de nouveaux joueurs, à même d'empêcher Monaco de sombrer vers le National. Il y a du boulot...